Entreprise

Aryzta, la boulangerie industrielle suisse, nomme un nouveau patron

La nomination de Kevin Toland met fin à une incertitude au sein de la direction de l’entreprise qui détient 49% dans l’enseigne de surgelés Picard. L'action du groupe grimpe vendredi matin à la bourse suisse

Le groupe zurichois de boulangerie industrielle Aryzta a nommé Kevin Toland au poste de directeur général (CEO). Il rejoindra la firme sise à Zurich, après le délai de congé habituel de six mois, voire plus tôt si les deux parties se mettent d’accord, a indiqué jeudi soir la société. Depuis 2013 à la tête de l’exploitant de l’aéroport irlandais daa, il était auparavant responsable de la division «USA & Global Nutritionals» de la société irlandaise spécialisée dans les produits alimentaires Glanbia. Kevin Toland succède à Owen Killian en fonction depuis 2008.

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L’action du groupe suisse Aryzta, qui détient une participation de 49% dans l’enseigne de surgelés Picard, grimpait vendredi à la bourse suisse suite à l’annonce de la nomination. Peu avant midi ce vendredi, le titre s’adjugeait en hausse à 34,23 francs. Il avait clôturé la veille à 33,61 francs.

«Moins d’incertitudes»

L’entreprise zurichoise a fait le ménage au sein de sa direction générale, après une performance en recul au début de l’exercice 2016-2017. Elle a alors annoncé vouloir se séparer pour le mois de juillet d’Owen Killian, du chef des finances et des opérations, Patrick McEniff, et du directeur pour les Amériques, John Yamin.

Aryzta, qui s’est abstenu de formuler des prévisions pour le reste de l’exercice, a depuis engagé un examen de sa stratégie, ce qui a alimenté les interrogations quant à sa participation dans l’enseigne de surgelés Picard.

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Cette nomination est une «nouvelle positive», qui signifie qu’il y a moins d’incertitudes, a réagi Jean-Philippe Bertschy, analyste chez Vontobel, dans une note, tout en soulignant les questions structurelles. «Nous espérons que le nouveau directeur général sera impliqué dès que possible dans la revue stratégique en cours.»

Même si Aryzta devait vendre sa participation dans Picard, une des questions étant également de savoir «à quel prix», la situation pour le groupe n’en reste pas moins «difficile», a-t-il toutefois souligné.

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