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En Asie, puis en Europe, les bourses dévissent ce lundi

Les investisseurs craignent la pression inflationniste aux Etats-Unis, qui conduirait à la hausse des taux directeurs. Les yeux sont maintenant rivés sur Wall Street qui ouvrira dans quelques heures. Vendredi dernier, elle avait cédé 2%. Le SMI ne fait pas exception

Les places financières européennes ont débuté en forte baisse lundi matin, dans le sillage des bourses asiatiques qui ont terminé la journée en rouge. L’Asie et l’Europe font écho à Wall Street, qui avait subi une lourde chute vendredi. L’indice Dow Jones avait alors connu sa pire chute depuis juin 2016: une hausse des salaires américains faisant craindre une accélération de l’inflation et, in fine, des hausses des taux directeurs par la Réserve fédérale. Du reste, la semaine passée lors de sa réunion mensuelle, celle-ci a clairement laissé comprendre qu’au moins trois hausses interviendraient en 2018.

Le SMI perdait 1,2% à 11h

La bourse de Francfort et celles de Paris et de Londres perdaient presque 1% dès l’ouverture. En Suisse, le SMI qui accumule déjà des baisses depuis six séances, a suivi le mouvement. A 11h lundi matin, les valeurs avaient baissé de 1,06%.

La saignée a été beaucoup plus importante en Asie, avec la bourse de Tokyo lâchant plus de 2% à la clôture. «Les investisseurs sont probablement inquiets au sujet de la remontée des taux d’intérêt par la Fed pour réduire le risque de surchauffe», a commenté un analyste à Tokyo, cité par l’agence Bloomberg. L’activité américaine va être stimulée par les baisses d’impôts et le plan infrastructures promis par le président Donald Trump. Or mieux l’économie se porte, plus les inquiétudes inflationnistes tireront les actions vers le bas.»

En Europe, ce sont les actions des compagnies d'aviation qui ont subi les plus grandes pertes. EasyJet, British Airways, Iberia, RyanAir et Lufthansa ont toutes perdu presque 2% dans la matinée. En Allemagne, le climat boursier est encore plus tendu à cause de l’incertitude politique. Les investisseurs ont les yeux tournés vers les tractations sur la formation éventuelle d’un gouvernement de coalition.

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