La priorité est aujourd'hui à l'assainissement des finances publiques. Evoquant la marge de manœuvre des régions romandes, l'étude de Credit Suisse souligne la situation financière difficile de tous les cantons à l'exception de Fribourg. Ses auteurs précisent cependant qu'une quote-part élevée n'est pas problématique (dette en% du revenu cantonal, près de 60% à Genève en 2002), si le canton parvient à dégager des surplus primaires (différence entre les revenus et les dépenses de l'Etat) suffisants pour rembourser sa dette et assurer ses investissements.

Selon l'évaluation de Credit Suisse, le canton de Vaud se rapprochait en 2002 de manière menaçante du seuil des 100%, c'est-à-dire du moment où un canton emprunte pour payer les intérêts de sa dette. Genève ne devait sa situation qu'à des surplus relativement hauts. Depuis, la situation s'est dégradée, les soldes primaires s'étant écroulés.

Jugeant les finances publiques romandes, Sylvie Golay, auteure de l'étude, insiste sur la nécessité de dégager des soldes excédentaires en période de forte croissance. «Il faut profiter des hautes conjonctures pour diminuer petit à petit la quote-part de l'Etat, explique l'économiste. Ces charges pénaliseront les générations futures», prédit-elle.