Parmi les six points soumis à l’ordre du jour, la «décharge aux membres du conseil d’administration et du directoire du groupe» a été refusée pour l’année 2007. 52,75% de non l’ont emporté face à 45,9% de oui. Elle a en revanche été accordée facilement pour les exercices 2008 (77,37% de oui, 21,26% de non) et 2009 (85,13% de oui, 14,38% de non). Le vote consultatif sur le rapport de rémunération a, lui, été accepté par 54,7% de voix favorables, contre 39,4% de non. Quelque 4728 actionnaires étaient présents dans la salle, comparé à près de 5000 à Zurich en avril 2009. A noter en revanche la très forte mobilisation des actionnaires en préparation de l’assemblée. Près de 1,7 milliard d’actions ont été représentées, soit 64,61% de l’ensemble des titres au bénéfice d’un droit de vote. C’est nettement plus que l’an dernier, lorsque cette part atteignait 48% seulement.

■ 18h50 Kaspar Villiger prend acte du refus de la décharge pour 2007

Kaspar Villiger a pris acte mercredi à Bâle du refus des actionnaires de l’UBS d’accorder la décharge aux ex-responsables du numéro un bancaire suisse au titre de l’exercice 2007. Le résultat ne change en rien la décision du conseil d’administration de renoncer à des plaintes en responsabilité, a dit le président de l’établissement.Kaspar Villiger a indiqué qu’une nouvelle analyse de la situation ne changerait pas l’avis de l’organe de surveillance, pour autant qu’aucun fait nouveau n’intervienne. Il a précisé que les actionnaires disposaient eux dorénavant d’un délai de cinq ans pour intenter une procédure judiciaire contre les anciens dirigeants de la banque. (ATS)

■ 17h50 La décharge pour l’exercice 2007 est refusée par 52,75% des voix

Un résultat historique en Suisse! La décharge pour l’année 2007 a été refusée aux administrateurs et membre de la direction d’UBS par 52,75% des voix exprimées. La proportion de oui atteint 45,9%, les absentions se limitent à 1,35%. Kaspar Villiger prend acte de cette décision, qui selon lui, «suscitera de nombreuses discussions» lors des prochaines réunions des assemblées générales de la banque.

■ 17h45 La décharge pour les exercices 2008 et 2009 est acceptée

Le premier des trois votes sur l’octroi de la décharge aux membres du conseil d’administration et du directoire du groupe passe la rampe sans difficulté. Peu contestée, la décharge pour l’exercice 2009 est acceptée par 85,13% des voix exprimées. La proportion de non se limite à 14,38%. La décharge pour l’exercice 2008 passe aussi facilement la rampe avec 77,37% de voix favorables, contre 21,26% de non.

■ 17h20 Les débats avant le vote sur la décharge s’éternisent

Les interventions en vue du vote sur la décharge aux membres du conseil d’administration pour les années 2009, 2008 et 2007 se poursuivent. Plusieurs représentants d’actionnaires réaffirment leur opposition à la décharge. Ainsi, Dominique Biedermann, directeur d’Ethos, souligne qu’il est pratiquement impossible pour les actionnaires de recourir devant les tribunaux compte tenu des coûts que cela impliquerait pour eux. Les anciens membres du conseil d’administration et de la direction ont pourtant commis des erreurs importantes. Dès lors, il revient au conseil d’administration d’agir, estime Dominique Biedermann. «Aux yeux de beaucoup d’actionnaires vous devenez complices des agissements de vos prédécesseurs», a-t-il indiqué en s’adressant au président du conseil d’administration, Kaspar Villiger. Une autre intervenante, Christine Renaudin, habituée des assemblées générales d’UBS, demande à Kaspar Villiger de retirer la demande de décharge de l’ordre du jour de l’assemblée générale jusqu’à ce que la Commission de gestion du Parlement ait publié les conclusions de son enquête. Paul-André Roux, conseiller national valaisan démocrate-chrétien, appelle les actionnaires à respecter l’avis du peuple en s’abstenant de voter pour la décharge. Si les actionnaires votent en faveur de la décharge, ils apporteront un soutien supplémentaire à l’initiative Minder, avertit-il. Elli Planta, représentante du personnel d’UBS, appelle en revanche les actionnaires à ne pas exprimer leurs sentiments de vengeance à l’encontre de l’ancienne direction. «Les idiots ne sont pas automatiquement des criminels», argumente-t-elle. Un autre actionnaire, Georg Schnell, plaide, lui, en faveur de l’octroi de la décharge, afin que UBS ne fasse plus les grands titres des journaux et se consacrer à son avenir. Il est sifflé par l’assemblée. Auparavant, le deuxième point à l’ordre du jour, l’affectation des résultats, a, lui, été très largement accepté avec 97,09% de voix favorables.

■ 14h50 Le vote sur le rapport de rémunération est accepté par 54,7% des voix

Le vote consultatif sur le rapport de rémunération 2009 est accepté par 54,72% des voix représentées. L’opposition a toutefois été forte avec 39,43% de non, alors que 5,85% des votants se sont abstenus. Comment interpréter ce résultat? Peter V. Kunz, professeur en droit économique à l’Université de Berne, estime qu’il ne faut pas surestimer la proportion de voix opposées au vote sur le rapport de rémunération. «Ici, les actionnaires avaient la possibilité de manifester leur mécontentement, sans que cela n’ait véritablement de conséquences réelles puisqu’il s’agit justement d’un vote consultatif. Or, ils ne l’ont pas fait», observe le professeur. Dès lors, cela signifie que les nombreuses voix représentées aujourd’hui (64,6% cette année, contre 48% en 2009) tendent plutôt à soutenir le conseil d’administration d’UBS.

■ 14h30 Oswald Grübel ne toucherait pas d’indemnité de départ

En réponse à la question d’un actionnaire, Kaspar Villiger précise qu’Oswald Grübel ne percevrait aucune indemnité de départ s’il quittait la banque. «Nous ne voulons toutefois pas qu’il parte», précise par la même occasion le président d’UBS.

■ 13h55 Débat interminable avant le vote sur le rapport de rémunération

Peu avant le vote consultatif sur le rapport de rémunération (point 1.2), Kaspar Villiger prend encore une fois la parole pour justifier les salaires et bonus versés par la banque en 2009. «UBS ne peut, seule, pas changer les pratiques de l’ensemble d’un secteur», argumente-t-il. Quant au nouveau programme de rémunération destiné aux cadres baptisé «IPP» lancé cette année par UBS, il souligne que cet instrument sert à fidéliser le personnel sur le long terme. Un niveau de 44 francs devrait par exemple être atteint par l’action en 2015 pour que les cadres d’UBS puissent en bénéficier, explique-t-il. René Zeyer, un petit actionnaire reste peu convaincu et recommande de refuser le vote consultatif sur le rapport de rémunération. Il conseille aussi à Oswald Grübel de retourner sur les terrains de golf et à Kaspar Villiger de recommencer le vélo! Il est sifflé par la salle. De son côté, Hans-Jakob Heitz, défenseur des petits actionnaires bien connu en Suisse alémanique, reproche à UBS de ne pas prévoir de véritable «malus» dans son système de rémunération. Il souhaite tout de même plein succès à Kaspar Villliger et Oswald Grübel dans leurs efforts pour redresser la banque. Enfin, Brigitta Moser, ex-employée de Swissair et intervenante régulière lors des assemblées générales d’UBS juge que l’initiative Minder est «d’urgence nécessaire» pour mettre fin aux rémunérations exagérées. Un autre actionnaire demande à Kaspar Villiger si UBS ne devrait pas changer de nom pour rompre avec le passé. Une mesure contre-productive, estime le président d’UBS. Il souligne que bâtir une nouvelle marque est extrêmement coûteux. En outre, le nom d’UBS conserve une bonne image dans de nombreux pays, notamment en Asie. Précédemment, l’approbation du rapport annuel (point 1.1) a, elle, pour sa part été largement acceptée par plus de 97% des voix exprimées.

■ 13h10 Le vote sur le premier point à l’ordre du jour débute

Sérieuses ou purement comiques, les interventions se succèdent en allemand, en dialecte ou même en italien. Kaspar Villiger, très à l’aise dans ce rôle, prend chaque fois la peine d’y répondre. Les actionnaires ont reçu l’appareil qui permettra de voter sur le premier point qui figure à l’ordre du jour, celui peu contesté de l’approbation du rapport annuel.

■ 12h40 Oswald Grübel et Kaspar Villiger répondent aux critiques

Suite à plusieurs interventions très critiques d’actionnaires, Kaspar Villiger prend la parole. Certes, le salaire de Carsten Kengeter, plus de 13 millions de francs en 2009, apparaît élevé. Toutefois, le travail effectué par le co-directeur de l’unité de banque d’investissement a permis à la banque de réaliser un «turnaround» réussi. Oswald Grübel rappelle, lui, qu’il n’est pas sorti de sa retraite l’an dernier pour de’argent. Il aurait tout autant gagné en restant inactif. Il est applaudi par la salle.

■ 12h20 Actares s’oppose à la réélection des membres du comité de rémunération

Rudolf Meyer, président d’Actares, qui défend les principes d’actionnariat durable, s’en prend à l’octroi de la décharge. Certes, on est en train «de bricoler et de rénover intensivement» la banque mais celle-ci ne change pas réellement, juge-t-il. Pour lui, rien ne sert de repousser la saleté sous le tapis, car celle-ci va réapparaître tôt ou tard. Le calme ne reviendra que lorsque la saleté sera réellement nettoyée, estime-t-il au contraire. Le président d’Actares réaffirme son opposition à la réélection de Kaspar Villiger tout comme celle de Sally Bott, Bruno Gehrig et Helmut Panke, tous trois membres du comité de rémunération au sein du conseil d’administration d’UBS.

■ 11h55 Les interventions se succèdent

Plusieurs intervenants prennent la parole. On retrouve Dominique Biedermann, directeur de la fondation Ethos, qui appelle les actionnaires à voter non au rapport consultatif sur le rapport de rémunération. Rudolf Weber, un actionnaire d’UBS très âgé critique véhément les bonus octroyés aux cadres de la banque. Il est applaudi par la salle.

■ 11h30 Oswald Grübel souligne les progrès réalisés par UBS

Le directeur d’UBS rappelle les progrès réalisés par la banque depuis son entrée il y a un peu plus d’un an. L’établissement a réalisé un bénéfice net d’au moins 2,5 milliards de francs au premier trimestre 2010. Une annonce chaudement applaudie par les participants présents à l’assemblée générale. Et si les sorties de fonds n’ont pas encore pu être stoppées, UBS a «fait des progrès même dans ce domaine», ajoute-t-il. Pour le reste, il passe en revue les objectifs présentés par la banque en novembre dernier à l’occasion de sa journée des investisseurs, notamment celui de rester numéro un dans le secteur de la gestion de fortune à l’international. Quant à la banque d’investissement, elle devra être davantage axée sur la clientèle, en exploitant «ses solides activités de négoce et de commissions moins gourmandes en capital», souligne-t-il. L’occasion pour lui de rappeler que l’entreprise nepeut être performante que si elle dispose de spécialistes et de dirigeants nécessaire, dont le «prix à payer est déterminé par le marché mondial». Globalement, il estime qu’UBS est «sur la bonne voie». «Nous ne pouvons pas réécrire l’histoire. Mais nous pouvons veiller à offrir un très bel avenir à UBS», conclut-il.

■ 11h00 Kaspar Villiger défend les bonus et la décharge

Le président d’UBS reconnaît que le versement de bonus est probablement le problème «le plus épineux» sur le plan politique interne. UBS fait face à un dilemme dans ce domaine, admet-il. «D’un côté, les appels à la modération et à la compréhension sont fondés. D’un autre côté, pour pouvoir survivre face à la concurrence, UBS doit pouvoir retenir ou recruter les collaborateurs les plus performants», explique-t-il. C’est pourquoi il repousse «fermement toute critique» de la politique de rémunération, car ces reproches «ne tiennent pas compte des réalités».

Autre point chaud qui sera voté cet après-midi: la question de la décharge accordée aux anciens dirigeants de la banque, qui permettait de blanchir en partie les responsables de la débâcle. «A notre connaissance, aucun autre établissement bancaire n’a procédé de lui-même ou sur mandat des autorités de surveillance à autant d’examens internes et externes sur les pertes durant la crise des subprimes et la gestion de fortune transfrontalière aux Etats-Unis», souligne Kaspar Villiger. Il cède la parole à Oswald Grübel. Ce dernier est applaudi par la salle.

■ 10h00 Les actionnaires affluent

Plusieurs milliers d’actionnaires, des retraités en majorité, se rendent à l’assemblée générale à la Halle St-Jacques de Bâle. Devant l’entrée, des opposants à la décharge distribuent des tracts. Comme hier devant le bâtiment d’UBS à Paradeplatz, les Jeunes socialistes manifestent devant l’entrée. Kaspar Villiger, le président d’UBS prend la parole et ouvre l’assemblée. Quelque 60 personnes se sont déjà annoncées pour prendre la parole, indique-t-il. L’assemblée générale d’UBS devrait durer au moins cinq heures, évalue Kaspar Villiger.