Le deuxième pilier représente la fortune d'un grand nombre de personnes. Employeurs et collaborateurs doivent donc pouvoir compter sur la prévoyance professionnelle. Mais comment choisir la bonne solution? Les experts distinguent notamment deux types de solution pour les PME: les solutions d'assurance complète et les solutions semi-autonomes.

L'assurance complète offre une protection totale. Les risques de décès, de longévité et d'invalidité ainsi que les risques inhérents aux taux d'intérêt et aux placements sont couverts à 100%. Le prestataire assume, outre l'administration, tous les engagements de prévoyance dans le cadre du deuxième pilier. L'assurance complète révèle ses atouts en période de crise financière, comme c'est le cas actuellement, car elle garantit aussi la couverture des besoins en capitaux pour toutes les prétentions futures. Cela signifie qu'employeurs et salariés n'auront jamais à contribuer financièrement à l'assainissement de leur institution de prévoyance, ni à s'acquitter de suppléments de primes pour compenser des taux de conversion trop élevés ou à procéder à des versements supplémentaires. De plus, tout découvert est impossible.

L'assurance complète est donc le choix le plus judicieux pour les clients qui recherchent la sécurité. Ils souhaitent se concentrer sur leur activité principale et savoir leurs fonds de prévoyance en de bonnes mains. Ils savent en outre que les rendements ou les performances obtenus grâce aux placements effectués par leur caisse de pension ne représentent pas encore tout. En effet, c'est surtout la rémunération effective qui est décisive. Dans ce contexte, le modèle de l'assurance complète n'a rien à envier aux solutions semi-autonomes. Exemple de Swiss Life: pour 2007, les personnes assurées dans le cadre d'une solution d'assurance complète bénéficient d'une rémunération de 2,85% sur la partie obligatoire, et de 3,25% sur la partie surobligatoire. Ces taux sont nettement supérieurs au minimum légal ou garanti (partie obligatoire: 2,5%, partie surobligatoire: 2,25%).

Le choix d'une caisse de pension ne doit pas être dicté par les frais de gestion, souvent invoqués. S'ils sont faibles dans certaines caisses de pension, celles-ci n'offrent toutefois aucune garantie du capital en cas de découvert. Les cotisations d'assainissement peuvent alors s'avérer nettement plus élevées que l'économie réalisée sur les frais de gestion. La qualité du service joue, elle aussi, un rôle important. Pour la plupart des PME, une solution de prévoyance idéale devrait comprendre un service qui décharge le client, des frais de gestion raisonnables, une prime de risque réaliste et un capital garanti.

Il existe toutefois des entreprises qui désirent assumer elles-mêmes les risques inhérents aux placements et qui sont financièrement à même de le faire. Cela implique une fortune conséquente dans le deuxième pilier et des réserves financières. Une solution semi-autonome dans le deuxième pilier est envisageable pour ces entreprises, mais uniquement pour celles-là. Contrairement à l'assurance complète, les composantes assurance et épargne sont séparées dans une telle solution.

Les clients qui optent pour cette solution recherchent la performance. Ils veulent placer leur argent en fonction du rendement et avoir un pouvoir de codécision s'agissant des types d'investissement. Les clients peuvent choisir entre différents fonds et fondations de placement, qui se distinguent par leur stratégie et les risques encourus. Il convient cependant de ne jamais perdre de vue les besoins des collaborateurs. De par la longue durée de placement dans le deuxième pilier, les jeunes collaborateurs peuvent se montrer plus tolérants concernant la prise de risque de leur caisse de pension. Toutefois, si une entreprise emploie une majorité de personnes proches de la retraite, une stratégie de placement à faibles risques est conseillée. Les fluctuations de personnel modifient la pyramide des âges d'une entreprise. Le type de placement optimal est donc plus difficile à choisir.

Les différents styles d'investissement ont un point commun. Le client, et donc le collaborateur en dernière instance, assume lui-même le risque de placement. En période d'instabilité sur les marchés financiers, l'œuvre de prévoyance doit amortir les baisses des cours avec ses propres réserves de fluctuation. Swiss Life ne propose donc ce type de solution qu'aux entreprises de plus de dix assurés actifs, dont la caisse de pension dispose d'une fortune de 1 million de francs au minimum ainsi que des réserves de fluctuation nécessaires.