Quel est l'impact de la crise de crédit sur le commerce international? La question se pose dans la mesure où 90% des échanges internationaux sont financés par des banques privées par le biais de lettres de crédit. Pour la répondre, l'Organisation mondiale du commerce (OMC) convie une réunion de haut niveau le 12 novembre à Genève.

Seront présents les chefs de diverses organisations internationales dont Dominique Strauss-Kahn (Fonds monétaire international), Robert Zoellick (Banque mondiale) ainsi que les patrons des grandes banques actives dans le crédit commercial, notamment Citigroup, Commerzbank, Royal Bank of Scotland, JP Morgan et HSBC.

Partenariat public-privé

«Nous n'avons pas d'information selon laquelle des navires sont bloqués dans des ports faute de crédit, mais un tel problème pourrait se produire à cause de la crise financière qui s'abat sur l'économie mondiale», explique- t-on à l'OMC. L'idée de tenir une telle réunion fait suite à un avertissement de Brésil qui a fait état des difficultés de certains pays en développement pour accéder aux crédits bancaires. Le Brésil a aussi mis en garde contre de nouvelles et difficiles conditions de crédit imposées par les banques commerciales qui replongeraient des pays pauvres dans la spirale de l'endettement.

La réunion de novembre ne sera pas une première. L'OMC avait déjà réuni les acteurs en avril «sans tambours ni trompettes au moment où les premiers signes de la crise financière faisaient leur apparition: la demande de crédit était plus forte que ce que les banques étaient disposées à couvrir». L'une des solutions qui seraient étudiées en cas de resserrement est que les institutions publiques comme les banques régionales de développement s'allient avec des banques privées pour garantir le crédit commercial.