La Grèce et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont trouvé un accord pour bâtir un plan de réformes destiné à relancer la croissance du pays. Ces réformes visent surtout «la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et le clientélisme».

«Une commission de coopération sera mise en place pour élaborer un accord sur des réformes qui vont relancer la croissance», a annoncé mercredi le Premier ministre grec Alexis Tsipras. Il s’exprimait à l’issue d’une rencontre avec le secrétaire général de l’OCDE Angel Gurria.

«Cette coopération ne va pas se faire sur la base de ce qui avait été décidé auparavant», c’est-à-dire les plans d’aide des créanciers du pays. «Mais sur la base du mandat populaire et de ce qui a été annoncé dans le discours de politique générale», a lancé M. Tsipras.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a la lourde tâche de présenter mercredi en fin d’après-midi à ses homologues de la zone euro le plan alternatif que veut appliquer la Grèce.

Donner «des outils»

«Nous avons discuté avec M. Gurria sur le fait que nous avons des objectifs communs et que nous pouvons coopérer», a dit Alexis Tsipras à l’issue d’une discussion d’une heure avec le secrétaire général de l’OCDE.

«On est ici pour travailler avec et pour la Grèce. On n’est pas ici pour dire à la Grèce ce qu’elle doit faire, mais pour lui donner des outils déjà utilisés par d’autres gouvernements pour résoudre les mêmes problèmes», a souligné de son côté Angel Gurria.

Alexis Tsipras va coopérer étroitement avec l’OCDE pour «appliquer les réformes», a-t-il dit en soulignant qu’il serait à Paris – siège de l’OCDE – «très prochainement pour officialiser cette coopération» et se mettre d’accord sur «les prochains pas».

Ces réformes selon lui visent surtout «la lutte contre la corruption, l’évasion fiscale et le clientélisme». Angel Gurria a aussi dit que la Grèce pourrait «compter sur l’OCDE» pour «appliquer son programme de réformes».