Face aux pressions de l’Union européenne et des investisseurs, le gouvernement grec s’apprête à annoncer quelque 4,8 milliards d’euros de réduction budgétaire en plus des engagements d’austérité qu’il a déjà pris.

Les nouvelles mesures d’économie influeraient notamment des taxes plus élevées sur le tabac, l’alcool, une augmentation de la TVA, et de nouvelles coupes dans les primes variables des fonctionnaires, a indiqué mardi une source gouvernementale.

Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn a demandé lundi au gouvernement de prendre des mesures d’économies supplémentaires pour réduire le déficit public de quatre points, et passer de 12,7% à 8,7% du PIB en 2010.

La Grèce prépare l’émission d’une nouvelle obligation à 10 ans, espérant lever entre 3 et 5 milliards d’euros sur les marchés.

Les obligations grecques ont augmenté pour le troisième jour de suite, alors que le marché s’attend à ce que les nouvelles mesures d’austérité convainquent Bruxelles de venir en aide à Athènes.

Il y a deux jours, le premier ministre grec George Papandréou rencontrait la chancelière allemande Angela Merkel. Le nouveau train de mesures aiderait la chancelière à justifier une aide à la Grèce auprès de ses contribuables et ses adversaires politiques.