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Attaqué par Barack Obama, Mark Zuckerberg se défend

Le directeur de Facebook estime que les fausses nouvelles répandues sur le réseau n’ont pas influencé l’élection de Donald Trump

Mark Zuckerberg est sorti de sa réserve. Critiqué par des internautes, des figures de la Silicon Valley et même par Barack Obama, le fondateur et directeur de Facebook s’est exprimé dans la nuit de jeudi à vendredi. Non, le réseau social n’a pas favorisé Donald Trump. «L’idée que les fausses nouvelles publiées sur Facebook – qui ne représentent qu’une toute partie du contenu total – aient pu influencer l’élection est une idée totalement folle», a affirmé Mark Zuckerberg lors d’une conférence à Half Moon Bay (Californie). Et de poursuivre: «Affirmer que la seule raison pour laquelle une personne a voté pour tel candidat est qu’elle a vu de fausses nouvelles montre bien peu d’empathie pour elle». Selon Mark Zuckerberg, les internautes sont en partie responsables, car ils ne lisent et ne partagent pas assez de points de vue différents.

Le directeur de Facebook répliquait ainsi indirectement à Barack Obama. Lundi, lors d’un meeting dans le Michigan, le président avait attaqué le réseau social, parlant des «attaques répétées, des purs mensonges» qui se multiplient. «Dès que c’est sur Facebook et que les gens peuvent le voir, dès que c’est sur les réseaux sociaux, les gens commencent à le croire», s’est inquiété le président en fonction.

Algorithmes mis en cause

La décision de Facebook de remplacer son équipe de modérateurs par des algorithmes pour gérer le flux de nouvelles est ainsi critiquée. Dans un communiqué, le réseau social a affirmé cette semaine «prendre très au sérieux» la multiplication de faux articles (en partie défavorables à Hillary Clinton, dont la famille a été accusée, à tort, de meurtre). «Nous comprenons que nous devons faire nettement plus», a écrit un responsable de Facebook. Selon une étude du Pew Research Center, 44% des Américains s’informent aujourd’hui exclusivement via Facebook, alors que 20% des adultes lisent des journaux imprimés.


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