«Bon, et si on testait notre logiciel à plus grande échelle?» «Ah oui, pourquoi pas. On attaque un pays?» Cet échange, deux pirates informatiques l’ont peut-être eue il y a quelques jours. Début novembre, l’ensemble des connexions à Internet du Liberia tombaient, à plusieurs reprises. Relié au monde numérique via un seul câble, le pays était soudainement déconnecté, compliquant singulièrement la vie des entreprises dépendantes d’une connexion ininterrompue.

C’est apparemment en utilisant le logiciel malveillant Mirai, qui infecte des millions d’objets connectés pour mener des attaques par saturation, que le mal a été fait. Mirai avait déjà été utilisé, le 21 octobre, pour paralyser des sites Internet de géants américains de la technologie. Et le logiciel malveillant avait, semble-t-il, aussi été utilisé, fin novembre, pour priver provisoirement d’accès à Internet 900’000 clients de Deutsche Telekom, en Allemagne.

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Si les regards se portent désormais vers des pirates informatiques russes, le plus important est aujourd’hui de mesurer la vulnérabilité de certains systèmes face à des attaques somme toute très classiques. Du coup, avertissent des experts, il est possible que toutes ces agressions par déni de service ne soient que des manœuvres préparatoires pour des attaques plus massives encore. A suivre très rapidement…