Paiements

En attendant la libra, Facebook lance «Pay»

La multinationale américaine propose dès cette semaine, aux Etats-Unis, un service de paiement pour Messenger. Il sera ensuite disponible sur WhatsApp et Instagram

Si Facebook a toutes les peines du monde à faire décoller son projet de monnaie virtuelle libra, il n’abandonne pas pour autant ses ambitions dans les paiements en ligne. Ainsi, le groupe basé à Menlo Park, en Californie, a annoncé mardi soir le lancement de Facebook Pay, un service destiné non seulement à effectuer des paiements au sein du réseau social, mais aussi, à terme, avec ses autres services que sont WhatsApp et Instagram.

Dès cette semaine, ce seront les utilisateurs américains de Facebook, mais aussi de Messenger – son application de messagerie instantanée – qui pourront employer le nouveau service. Avec celui-ci, ils seront capables de s’envoyer de l’argent entre eux – comme les utilisateurs suisses de Twint le font déjà –, mais aussi d’effectuer des dons pour des œuvres de charité, d’acheter des billets de concert en ligne ou de verser de l’argent à des entreprises présentes sur Facebook Marketplace pour acheter produits et services.

Solution unifiée

Il est déjà possible de s’envoyer de l’argent via Messenger et de régler certains achats au sein du réseau social. Mais avec Facebook Pay, le groupe dirigé par Mark Zuckerberg va proposer une solution unifiée de paiement qui sera ensuite étendue à ses autres réseaux. Cette harmonisation va de pair avec l’ambition du groupe de donner la possibilité aux utilisateurs de WhatsApp, Facebook, Messenger et Instagram – qui comptent 2,5 milliards d’utilisateurs en tout – de communiquer entre eux. Actuellement, la société est en train de créer une plateforme unique pour tous ses réseaux.

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Facebook Pay ne se fera pas seul: le réseau social a besoin de partenaires financiers pour cela, que ce soit PayPal ou Mastercard, qui s’occuperont de gérer les transactions. Les identifiants et codes seront quant à eux enregistrés par Facebook, qui promet les plus hauts standards de sécurité. Ironie du sort, PayPal et Mastercard se sont retirés récemment du projet de monnaie virtuelle libra, estimant notamment que les risques réglementaires étaient trop importants.

Publicité ciblée

On ne sait pas encore quand Facebook Pay sera disponible en Suisse – ce sera sans doute le cas en 2020. Ces derniers mois, le réseau social a effectué de nombreux tests pour les paiements, offrant par exemple à des utilisateurs indiens de WhatsApp de s’échanger de l’argent au sein de cette application.

Côté vie privée, Facebook avertit déjà: toutes les transactions effectuées seront scannées pour afficher ensuite de la publicité ciblée. «Par exemple, si vous achetez un gant de baseball sur Facebook Marketplace, vous pourriez voir de la publicité pour une batte de baseball», affirme le groupe.

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Un nouveau logo pour le groupe

Facebook change de couleur: «FACEBOOK» en lettres majuscules s’anime désormais, passant du bleu au vert et au fuchsia tirant sur le jaune, pour refléter sa famille d’applications distinctes du réseau social d’origine. «Les gens devraient savoir quelles entreprises fabriquent les produits qu’ils utilisent», expliquait début novembre le groupe américain dans un communiqué. Outre l’application Facebook, lancée il y a quinze ans, l’entreprise propose une palette de services: les messageries WhatsApp et Messenger, les casques immersifs de réalité virtuelle Oculus, le réseau professionnel Workplace, Portal (écrans connectés) et Calibra, un projet de portefeuille virtuel. «Ces applis et technologies partagent des infrastructures depuis des années et les différentes équipes travaillent souvent ensemble», précisait la plateforme. (LT)

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