La folie des introductions en bourse (IPO) se poursuit à Wall Street, mais c’est plutôt le calme plat en Suisse. A New York, des sociétés technologiques comme Snowflake ou Unity Software ont levé des milliards de dollars ces dernières semaines et vu le cours de leurs actions bondir. A Zurich, la société immobilière Epic Suisse a finalement décidé de reporter son IPO prévue jeudi 1er octobre, citant «l’état du marché». Les deux IPO qui ont eu lieu cette année à la bourse suisse SIX concernent des spin-off de groupes bien établis, à savoir Metall Zug (qui a introduit en bourse sa filiale d’électroménager V-Zug le 25 juin) et Implenia (dont la filiale immobilière Ina Invest Holding est devenue publique le 12 juin). SIX avait compté sept arrivées en 2019, dont le constructeur ferroviaire Stadler Rail et Alcon, l’ex-division ophtalmique de Novartis. Bien peu par rapport à Wall Street.

Une question de marché

Cela signifie-t-il que les sociétés suisses ne cherchent pas à lever des capitaux? Au contraire, les besoins sont là, mais une cotation n’est souvent pas la voie privilégiée. Jeudi 1er octobre, Sophia Genetics a dévoilé un tour de table privé – son 6e – de 110 millions de dollars, soit l'équivalent de 110 millions de francs. En 2018, la start-up vaudoise avait manifesté son désir d’entrer en bourse en 2019 ou 2020. Mais elle a préféré investir en recherche et développement ou sur son expansion aux Etats-Unis et en Asie. Une IPO reste au programme, peut-être pour 2021 ou 2022.