Hillary Clinton devrait éviter une discussion sur l’affaire UBS vendredi lors de sa rencontre avec Micheline Calmy-Rey, a indiqué un responsable américain sous couvert de l’anonymat. «Nous n’envisageons pas d’aborder la question. Ce n’est pas à notre agenda», a indiqué cet officiel selon l’agence Reuters qui précise qu’il s’exprimait à condition de ne pas être nommé. «Mais nous ne pouvons pas dire si la Suisse l’abordera ou pas... et même si le sujet est évoqué, nous ne sommes pas prêts à discuter des détails puisqu’il s’agit d’une procédure judiciaire en cours», a-t-il ajouté.

La rencontre entre la secrétaire d’Etat Hillary Clinton et la cheffe de la diplomatie suisse se déroulera vendredi à Washington. Elle a lieu trois jours avant la première audience prévue dans le procès du fisc américain contre la banque.

Un autre officiel américain cité par Reuters a jugé probable que le sujet soit évoqué. Dans ce cas, la secrétaire d’Etat devrait estimer que l’UBS doit transmettre les informations qui lui sont demandées par le ministère de la justice. La banque helvétique est dans la ligne de mire du fisc américain, qui exige des informations sur 52’000 clients américains soupçonnés d’avoir fraudé.

Mercredi, lors d’une conférence téléphonique avec les parties, le juge a estimé qu’il n’y avait pas d’éléments suffisants pour reporter le procès prévu lundi. Toutefois, les négociations entre les gouvernements suisse et américain se poursuivent. Une nouvelle conférence téléphonique aura également lieu vendredi. Le juge n’a pas écarté la possibilité d’un report du procès à cette occasion.

Le Département fédéral des affaires étrangères avait indiqué en début de semaine que la rencontre entre Mmes Clinton et Calmy-Rey sera consacrée aux thèmes d’actualité concernant les relations bilatérales et à des questions de politique internationale. Il n’a pas donné plus de précisions.

Dans une récente interview à l’hebdomadaire zurichois «NZZ am Sonntag», la conseillère fédérale avait estimé que le Département d’Etat d’Hillary Clinton était pour la Suisse un interlocuteur important dans les démêlés judiciaires de l’UBS aux Etats-Unis.