Dans un environnement économique difficile, Audemars Piguet a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires en légère progression par rapport à 2001 (il s'était alors établi à 187 millions de francs, en progression de 14% par rapport à l'année précédente) pour un bénéfice stable. Si le nombre de pièces vendues est en très faible régression, le prix moyen s'affiche en augmentation. «Au vu de la situation économique globale, ces résultats nous satisfont», a commenté à Auckland Georges-Henri Meylan, administrateur-délégué de la manufacture du Brassus.

Sur un plan géographique, Audemars Piguet annonce un marché américain en progression en 2002, une Asie stable et une Europe très variable selon les pays. L'Allemagne ralentit clairement (c'est le cas pour l'ensemble de l'horlogerie dans ce pays), la Suisse alémanique fait à peine mieux, tandis que l'Italie et la France se portent plutôt bien, à l'image de la Suisse romande. Outre son actualité aux côtés d'Alinghi dans la Coupe Louis Vuitton, prélude à la Coupe de l'America, l'année 2003 sera marquée pour Audemars Piguet par l'ouverture d'une boutique à New York cet été. La marque du Brassus poursuit ainsi sa politique d'ouverture de points de vente en propre ou en partenariat avec des détaillants. Elle en possède déjà à Genève, à Paris, à Hongkong, à Singapour, en Malaisie ainsi qu'en Indonésie.

Enfin, Georges-Henri Meylan se fait le porte-parole des propriétaires d'Audemars Piguet en réaffirmant que la manufacture n'est pas à vendre et que la société familiale entend bien poursuivre sa progression dans la voie de l'indépendance. Histoire, sans doute, de tordre – définitivement? – le cou à certaines rumeurs.