La Suisse est-elle devenue une cible de choix pour les pirates informatiques? Les annonces d’attaque contre des entreprises, mais aussi des universités, se multiplient ces dernières semaines. Tentatives de vol de données, demandes de rançon, paralysie des systèmes informatiques… Le spectre des dégâts est vaste. Face à ce qui semble être une recrudescence d’activité de la part des hackers, des spécialistes affirment que les entreprises suisses peuvent prendre des mesures efficaces pour se protéger.

Swatch est la dernière victime de renom après l’infiltration, fin septembre, de pirates dans ses systèmes informatiques, causant notamment des perturbations dans la production des montres Omega. Pour contrer cette attaque, qui déployait encore ses effets deux semaines après son déclenchement, le groupe avait bénéficié du soutien du Centre national pour la cybersécurité (NCSC, anciennement Melani), organe de la Confédération. Début octobre, on apprenait que des pirates étaient parvenus à détourner des virements de salaires d’employés de plusieurs universités suisses, grâce à des données obtenues par «phishing» (hameçonnage).