Logiciels

Autodesk réaffirme son attachement à Neuchâtel

La récente restructuration – 11 personnes ont été mises à la porte – est un «ajustement», selon Mark Hawkins. De passage en Europe, le directeur financier du groupe a évoqué l’avenir de l’entreprise

Il n’y a aucun souci à avoir: la multinationale californienne Autodesk n’entend pas quitter les hauteurs de Neuchâtel. C’est, en substance, le message qu’a voulu envoyer le directeur financier du fabricant de logiciels de DAO (dessin assisté par ordinateur) de passage en Europe. «Neuchâtel fera partie de l’avenir d’Autodesk», a affirmé Mark Hawkins lors d’une interview accordée au Temps mardi. Autodesk emploie environ 300 personnes en Suisse et 7300 dans le monde.

Les 11 licenciements révélés par L’Express/L’Impartial fin mars ne sont «qu’un ajustement, explique le directeur, originaire du Michigan. Il est assez irréaliste de croire qu’une entreprise aussi globale que la nôtre n’ait pas à ajuster ponctuellement ses effectifs.» Ce dernier balaie dans la foulée les soupçons de «saucissonnage» des licenciements émis par les syndicats – le groupe avait déjà licencié 15 personnes en 2012 – afin d’éviter un licenciement collectif à négocier avec les autorités. «Il n’y a aucun malaise dans l’entreprise. C’est comme cela que nous procédons tout autour de la planète.»

Miser sur le «cloud»

Inutile également de penser que les récentes votations (ini­tiative Minder, 9 février) pourraient pousser Autodesk à revoir sa ­position en Suisse. «Notre site neuchâtelois n’est pas qu’un simple département. Je répète que nous sommes là depuis 1991. Ce n’est pas un seul événement qui va changer cette dynamique.»

Sur le plus long terme, le groupe – qui invente des logiciels qui couvrent des domaines aussi vastes que le divertissement, l’architecture ou l’industrie automobile – mise désormais sur le cloud (ou l’informatique en nuage). «Le cloud est la technologie qui ­marque la plus grande rupture que j’aie vécue», explique celui qui a travaillé pour Hewlett-Packard, Dell ou encore Logitech. «Internet, c’était gros. Mais le cloud sera une révolution plus grande encore», promet Mark Hawkins.

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