Comment l'Europe vit-elle les Etats-Unis de Donald Trump? Alors qu'une élection majeure se déroulera le 3 novembre, nous consacrons une série d’articles à cette Amérique qui fascine toujours, qui trouble ou qui dérange.

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Trop d’efforts sur la Chine, pas assez sur les Etats-Unis. Pour François-Henry Bennahmias, patron d’Audemars Piguet, cela constituait en 2016 l’une «des grosses erreurs de l’horlogerie suisse en général». Quatre ans plus tard, ce constat reste selon lui valable: «Il existe encore un grand potentiel inexploité sur le marché américain.»

«Pour être considérée comme globale et pérenne, une marque doit avoir une répartition d’au moins 20% sur chacun des principaux débouchés que sont la Chine, l’Europe et la zone des Amériques», poursuit le patron du Brassus. Il a lui-même travaillé pendant plus de dix ans sur le continent américain pour développer Audemars Piguet, avant de prendre la direction de la manufacture en 2012. Il affirme que l’objectif est aujourd’hui atteint pour sa marque, avec 8000 montres par an vendues entre le pays de l’Oncle Sam, le Canada et l’Amérique latine, sur un total de 40 000. Ce n’est en revanche pas le cas de l’horlogerie suisse prise dans sa globalité.