Le Temps: Vous faites partie d'un grand conglomérat. Avez-vous l'ambition de devenir une filiale indépendante comme ce fut le cas pour Infineon) fabricant de carte à puce, filiale de Siemens cotée en Bourse ndrl)?

Roland Koch: Nous y avons pensé, mais nous ne le ferons pas. Nous avons plus d'avantages à rester dans un grand groupe que de nous en séparer. Les synergies entre les différentes divisions du groupe en matière de IP (Internet Protocle) sont trop intéressantes pour y renoncer.

– Allez-vous croître par acquisition, comme vous l'avez fait récemment avec Argon, Redstone et Castle Networks aux Etats-Unis ou par croissance interne?

– Nous avions besoin rapidement de leur technologie et c'était une bonne opportunité pour nous. Nous avions besoin d'une première pièce du puzzle. Aujourd'hui, nous voulons nous développer par nos propres compétences. Mais nous sommes toujours à l'affût d'une bonne opportunité.

– La débâcle des valeurs Internet au printemps dernier ne vous a pas freiné dans vos investissements?

– Il y a un avenir dans les nouvelles technologies. L'argent est là, qui a besoin d'être investi. Aujourd'hui, les investisseurs regardent avec plus de sérieux où ils le placent.