Dans le cadre de son plan de licenciement collectif, Baboo va se séparer de 52 collaborateurs. Le directeur général de la compagnie aérienne genevoise, Mark Darby, dans un courriel daté de mardi dont Le Temps a obtenu une copie, l’a annoncé officiellement à ses employés. Contacté, ce dernier a confirmé l’information mercredi, tout en précisant que la mesure était moins draconienne que craint au préalable puisqu’elle aurait pu toucher jusqu’à 120 personnes.

Par ailleurs, la société basée à l’aéroport de Genève n’exploite plus que deux avions sur quatre, à savoir des Dash 8 Q400. Les deux autres appareils, des Embraer, ont été retournés à leurs propriétaires.

«Annonce majeure»

Mais l’essentiel réside peut-être ailleurs. «Nous ferons tout prochainement une annonce majeure quant à l’avenir de la société», a indiqué Mark Darby.

Des pistes conduisent vers le rachat de la compagnie par son homologue tessinoise Darwin. Massimo Boni, directeur marketing de Darwin, en tout cas ne dément pas: «Nous n’avons pas encore de nouvelles officielles à vous fournir [à ce propos], mais je vous garantis une réponse dans les prochains jours.»

Sept ans après sa création, l’unique compagnie aérienne genevoise pourrait ainsi passer en mains tessinoises. D’après l’un de ses employés, seule la reprise par une compagnie solide comme FlyBe, aussi pressentie comme acquéreuse, aurait maintenu une desserte de qualité à Genève. «L’association de ces deux compagnies – faibles – ne garantit en rien leur pérennité», selon lui.