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Les enceintes ressemblent à deux gros cubes recouverts d’une toile en tissu. 
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Baggen, Stammen: Urbanears veut installer une enceinte dans chaque pièce

Avec leurs noms dignes de meubles Ikea, les nouvelles enceintes d’Urbanears permettent de s’initier facilement au multiroom mais pèchent par leur manque de fonctionnalités

La technologie réalise des rêves, mais échoue à en concrétiser d’autres. Ni la voiture volante ni le jetpack ne sont devenus des réalités, mais il y a pire: les enceintes connectées intelligentes et faciles à utiliser demeurent un lointain fantasme. Avez-vous déjà essayé de demander à votre smartphone de vous réveiller avec une playlist musicale? Ou bien caressé en secret le désir, par exemple lors d’une fête à la maison, de diffuser la musique dans plusieurs pièces à la fois? Ces différentes utilisations pourtant simples sont extrêmement compliquées à mettre en œuvre pour les quidams.

Pour répondre à ce besoin, plusieurs marques proposent depuis quelque temps des enceintes dites «multiroom». Comme leur nom l’indique, elles sont conçues pour être placées dans différentes pièces de la maison. Elles peuvent alors toutes diffuser la même musique de façon synchronisée, ou bien des musiques différentes, selon la situation. Généralement reliées au réseau wi-fi, elles offrent une qualité sonore bien supérieure comparé au Bluetooth et, détail appréciable, n’interrompent pas la musique lors de l’arrivée d’un appel ou d’une notification. Sans fil oblige, la voie royale pour utiliser ces enceintes est le smartphone, via des applications tierces. Mais la plupart des sources audio (platines CD ou vinyle, etc.) sont théoriquement utilisables, parfois au prix de quelques câbles.

Boutons inutiles

C’est dans ce contexte qu’Urbanears propose depuis peu en Suisse une gamme d’enceintes taillées pour le multiroom. Plus connue pour ses casques et écouteurs bon marché, la marque suédoise a produit trois enceintes assez similaires, prêtées par Digitec pour ce test: la Baggen (299 francs), la Stammen (399 francs) et la Lotsen (199 francs, non testée). Elles diffèrent principalement de par leurs performances sonores. Leurs tarifs les situent dans la moyenne du marché. Elles ressemblent à deux gros cubes recouverts d’une toile en tissu sur presque toute la surface. Celle-ci est parfaitement tendue sur les parois, ce qui donne un effet assez esthétique, quelque peu gâché par les poussières et autres poils de chat qu’elle piège constamment.

Sur le dessus, un panneau de commandes permet de contrôler le volume sonore et de passer du mode individuel au mode multiroom et inversement, tandis qu’un potentiomètre permet de sélectionner diverses sources audio paramétrées dans l’application associée. On peut ainsi attribuer à chacune une webradio ou encore une playlist Spotify. L’intention est louable, mais tous ces boutons se révèlent parfaitement inutiles: tout l’intérêt de ces enceintes est de les contrôler à distance. On a donc vite fait de régler volume et sources via l’application.

Application intuitive

Cette dernière est un exemple d’ergonomie. L’installation et la connexion des enceintes se font en quelques minutes en suivant les instructions pas à pas sur son smartphone. Il suffit de les connecter au réseau sans fil pour que tout fonctionne. Enfin, à moins d’utiliser une application musicale compatible. Spotify, Google Play Music ou Deezer reconnaissent parfaitement les enceintes. A noter que les appareils Apple, non testés, profitent d’Airplay ou de Spotify pour utiliser ces enceintes.

Pour activer le multiroom, il nous a fallu associer les enceintes via l’application de domotique Google Home. Cela étant fait, ne restait qu’à choisir la sortie audio via l’application musicale: sur le smartphone, sur une enceinte, ou sur les deux à la fois. En multiroom le son est parfaitement synchronisé dans toutes les pièces. Profiter ainsi de sa musique le matin par exemple, dans la chambre, la salle de bains puis la cuisine, se révèle fort agréable.

La qualité sonore est satisfaisante, sans plus. Les divers instruments semblent un peu écrasés, comme si le fichier son avait subi une importante compression. Sans surprise la Baggen, plus grande, restitue mieux les basses que sa petite sœur, qui finit par saturer. A un tel prix, on pouvait s’attendre à un son plus qualitatif.

Il est frustrant que l’application associée n’autorise pas davantage de fonctions. Référence en la matière, les enceintes multiroom Sonos permettent par exemple de se faire réveiller avec la playlist de son choix, une fonctionnalité ici introuvable. Stammen et Baggen réservent enfin une mauvaise blague en la présence d’une entrée audio mini-jack… sur leur face inférieure. Un choix sûrement judicieux pour la dissimuler, mais ridicule à l’usage. On y trouve également un port USB totalement inaccessible pour les plus acharnés qui voudraient y charger leur smartphone. Ces quelques ratés mis à part, il faut avouer que les enceintes Urbanears ont tenu leurs promesses de simplicité et n’ont pas rencontré de problèmes particuliers. Les utilisateurs les plus exigeants se tourneront plutôt vers d’autres modèles plus complets.

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