Basé à Londres, Guy Monson est le stratège d'investissement de la Banque Sarasin.

Le Temps: La crise boursière que nous vivons rappelle quel épisode du passé?

Guy Monson: Le parallèle est frappant avec 1987. Deux ans avant le krach de cette année-là, les accords du Plaza décidaient une baisse du dollar. Puis, les accords du Louvre cherchaient à stabiliser les taux de change. Quatre mois avant le lundi noir de 1987, Alan Greenspan était nommé. Il donnait peu après une interview contredisant les accords du Louvre. Cela semait un grand trouble.

La suite de ces événements est proche de celle que nous avons vécue ces dernières années. Les autorités ont d'abord voulu soutenir l'euro. Puis, le G7 a recherché la stabilité des monnaies. Peu après son entrée en fonction, les commentaires de Ben Bernanke semaient le désordre.

- Il faut donc vendre ses actions?

- Il faut être prudent sur les pays émergents. C'est avec eux que le parallèle de 1987 est frappant. Il leur faudra un an pour retrouver leur équilibre. Il faut éviter les actifs les plus risqués comme les petites capitalisations ou les titres des métaux.

- Et sur les grands marchés?

- Il y a d'intéressantes opportunités d'achat chez les grandes capitalisations. J'ai une préférence pour les sociétés orientées sur la technologie et la santé.