Pictet a enregistré un recul de 3% de sa masse sous gestion au premier semestre, à 559 milliards de francs, selon des chiffres publiés mardi. La banque genevoise fait état d’afflux nets de capitaux «à deux chiffres en milliards de francs». Ses revenus ont progressé de 3,6%, à 1,33 milliard de francs, notamment grâce à une hausse des opérations de négoce, tandis que les charges ont franchi la barre du milliard (+7%).

Le premier semestre, qui a également donné lieu à des provisions supplémentaires, s’est conclu sur un résultat opérationnel en baisse de 5,7%, à 319,4 millions, pour un bénéfice net de 262,4 millions de francs (-1,1% sur un an). Le ratio coûts-revenus s’élève à 76%, en recul de 2 points, pour l’établissement qui a vu ses effectifs passer de 4694 à 4800 équivalents plein-temps entre fin décembre et fin juin.

Implantations en Chine et en Amérique

Par ailleurs, la banque a annoncé qu’elle s’implanterait en Chine et aux Etats-Unis au quatrième trimestre. A Shanghai, Pictet ouvrira une filiale de son activité de gestion d’actifs, que le groupe détiendra à 100%, sans partenaire local. Cette première présence en Chine continentale comptera initialement une demi-douzaine de collaborateurs, pour atteindre une trentaine d’employés à moyen terme. Pictet emploie déjà quelque 400 collaborateurs dans quatre pays de la zone Asie-Pacifique. Aucune activité de gestion privée n’est prévue à Shanghai, la stratégie implique notamment de tisser des liens avec des distributeurs de fonds, de développer l’activité de mandat institutionnel et d’installer des spécialistes de l’analyse financière dédiés à la Chine.

A New York, la nouvelle entité doit permettre de se rapprocher des clients institutionnels américains, avec qui le groupe genevois a des accords de gestion ou de distribution. La douzaine de collaborateurs de Pictet à New York proviennent pour la plupart des équipes d’asset management de Londres, ainsi que de quelques recrutements. Cette première ouverture d’une entité sur le territoire américain – aucune autre n’est prévue – n’a rien à voir avec le différend toujours en cours avec le Département américain de la justice concernant la gestion privée, précise la banque.