Panalpina a étoffé son bénéfice net d’un peu plus de 10% sur un an à 19,6 millions de francs au premier trimestre 2015, mais accuse une baisse du chiffre d’affaires. La division Logistics du groupe bâlois, numéro quatre mondial dans le fret international, a renoué avec les chiffres noirs.

Les trois premiers mois de l’exercice ont été marqués par le franc fort et une dynamique faiblissante dans le fret aérien, indique mercredi Panalpina. Malgré ces vents contraires, le résultat opérationnel avant intérêts et impôts (EBIT) et le taux de conversion (rapport entre la marge EBIT et le bénéfice brut) se sont améliorés d’une année à l’autre et d’un trimestre à l’autre.

«Des résultats légèrement meilleurs dans le fret maritime et la rentabilité de Logistics ont contribué à un premier trimestre convenable», estime le patron de l’opérateur de transport et de logistique, Peter Ulber, cité dans le communiqué. Le chiffre d’affaires s’est lui contracté de 5,8% à 1,5 milliard de francs, amputé notamment par les effets de change.

Le bénéfice brut (hors prestations de tiers) s’est lui aussi tassé de 3% à 371,8 millions. Corrigé des aléas monétaires, il a toutefois crû de 2%. L’EBIT a quant à lui gagné 3,2% à 25,3 millions, ou 11,7% hors effets monétaires. Le taux de conversion, important indicateur dans la branche, s’est lui rehaussé en douze mois de 6,4% à 6,8%.

Progrès dans Logistics

L’abandon d’entrepôts et d’activités de transport routier déficitaires en Europe a enfin permis à Logistics de sortir des chiffres rouges. L’unité affiche un bénéfice d’exploitation de 1,2 million de francs pour la période sous revue, après une perte de 5,5 millions un an auparavant et un trou de 8,2 millions au terme de l’exercice 2014.

Le fret aérien a lui crû moins vite que le marché, en raison d’une baisse des volumes dans le secteur automobile. L’EBIT du segment atteint 19,6 millions de francs, après 26 millions voici un an. Dans le fret maritime, les volumes transportés ont augmenté et l’EBIT ressort à 4,5 millions, comparé à 3,9 millions une année plus tôt.

Pour la suite de l’exercice, Panalpina estime délicat d’émettre des prévisions au vu du contexte économique plus faible que prévu et des incertitudes quant au prix du pétrole. Prudemment optimiste, le groupe entend se concentrer d’autant plus sur la transformation de ses activités. Il mise sur une croissance en phase avec le marché pour le fret aérien et sur une surperformance du fret maritime.