La demande de transport aérien passagers a décliné de 3,5% sur un an en 2009, avec un taux de remplissage moyen des avions de 75,6%. Le trafic de fret est en baisse de 10,1% par rapport à 2008, avec un taux de remplissage de 49,1%, a précisé mercredi à Genève l’IATA, l’Association internationale du transport aérien. Du jamais vu.

Du mieux sur la fin

Les statistiques montrent (...) que le secteur a fini 2009 avec la baisse la plus importante jamais enregistrée depuis la fin de la guerre», indique le communiqué. «En ce qui concerne la demande, 2009 sera inscrit dans les livres d’histoire comme la pire année qu’ait jamais connue l’industrie», a ajouté le directeur d’IATA, Giovanni Bisignani, cité dans le communiqué.

Une amélioration a été constatée sur les derniers mois de l’année. Elle s’est concrétisée par une hausse de la demande du trafic aérien passagers de 4,5% en décembre 2009 par rapport à décembre 2008.

Deux ans et demi en fumée

«Nous avons perdu pour toujours 2,5 années de croissance dans les marchés de transport de passagers et 3,5 années de croissance dans les activités de fret», a estimé Giovanni Bisignani.

Alors que la demande de transport aérien a connu son déclin le plus marqué en février 2009 par rapport à 2008, une amélioration a été constatée sur les derniers mois de l’année. Elle s’est concrétisée par une hausse de la demande du trafic aérien passagers de 4,5% en décembre 2009 sur un an.

La demande du trafic de fret a, elle, bondi de 24,4% sur un an en décembre, mais ce résultat «est exagéré en raison d’une performance exceptionnellement faible en décembre 2008», selon l’IATA, qui s’attend néanmoins à une hausse des volumes de fret à transporter «dans les mois à venir».

Défis majeurs

«Les améliorations du chiffre d’affaires vont être beaucoup plus lentes que la hausse de la demande que nous commençons à voir», a toutefois prévenu l’organisation, qui représente 230 compagnies aériennes, soit 93% du trafic aérien international.

«En 2010, la rentabilité sera encore plus lente à se rétablir et les compagnies aériennes devraient perdre environ 5,6 milliards de dollars (4,1 milliards de francs)», a noté Giovanni Bisignani. «Le secteur entame 2010 avec d’énormes défis. Le pire est derrière nous, mais il n’y a aucune raison de se réjouir», a-t-il insisté.