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Innovation

Bâloise investit 50 millions dans la fintech, notamment pour l’assurance auto

L’assurance coopère avec Anthemis Group, un leader des investissements numériques, déjà partenaire d’Unicredit et investisseur dans le capital de démarrage du conseiller robot Betterment

Les assureurs sont convaincus de la stratégie du partenariat pour répondre à la numérisation de la branche. Selon CB Insights, 1,7 milliard de dollars ont été investis dans le monde dans des start-up d’assurance à travers 173 transactions en 2016. Les groupes suisses sont très présents.

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Avec le conseil d’Anthemis, Bâloise investit 50 millions de francs dans des start-up européennes, britanniques ou américaines, selon un communiqué paru mardi. Le montant correspond à 10% de ses investissements en capital-financement (private equity). Il provient des capitaux des assurés et non pas des liquidités du groupe, selon le porte-parole. Les décisions d’investissement seront prises par un comité paritaire composé de deux membres de Bâloise et de deux personnes d’Anthemis.

Un leader de la fintech

Lors de la journée des investisseurs de Bâloise, le 26 octobre dernier, le groupe avait présenté sa stratégie fintech et déjà évoqué le nom d’Anthemis. Ce dernier, basé à Londres, dispose d’un partenariat avec Unicredit, la première banque italienne. C’est une adresse réputée dans la numérisation de la finance.

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Son portefeuille comprend 42 sociétés. Il a fait partie du capital démarrage de Betterment, l’un des plus grands conseillers robots. Il a investi dans The Climate Corporation, qui fournit des informations aux agricultures sur les risques encourus, vendu 930 millions à Monsanto. Anthemis a aussi participé à Eris Industries, un des leaders de la scène «blockchain», la technologie de stockage et de transmission de données sur base décentralisée.

Lancement d’une assurance mobile à Berlin

Bâloise lancera ce trimestre une assurance mobile pour le marché allemand de l’assurance auto à travers sa start-up berlinoise Friday, selon le porte-parole. L’objectif consiste à souscrire une assurance de façon simple et confortable en 90 secondes au maximum. Fini le temps interminable des multiples questions avant de conclure un contrat, selon la société. Friday est dirigée par Christoph Samwer, auparavant fondateur de Lendico, une plateforme de crédit en ligne. En Suisse, l’approche numérique de Bâloise est concentrée sur la stratégie omnicanal. De cette manière, il appartient au client de définir la meilleure interaction possible avec l’assureur, Internet, hors ligne ou à l’aide du conseiller habituel.

55 millions pour Helvetia

De nombreux assureurs investissent dans des start-up pour participer à la transformation de leur industrie. Helvetia a annoncé en janvier placer 55 millions dans un fonds de capital-risque destiné à investir dans une vingtaine de start-up. Dans ce domaine, l’assureur est associé à B-to-V, à Saint-Gall.

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Les grands disrupteurs de l’assurance se nomment Lemonade, So-sure, ou Friendsurance. Mais les acteurs traditionnels ont tardé à investir dans le numérique et à changer les relations entre le client et l’assureur. Selon un sondage de Willis Towers Watson, cité par le «Financial Times», 74% des assureurs estiment avoir manqué de leadership dans l’innovation numérique.

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