Numérisation

Bâloise lance la première assurance de montres par reconnaissance photo

Le groupe bâlois lance, avec l’aide d’une start-up allemande, une couverture contre les dégâts de montres disponible en ligne grâce à la reconnaissance photo de l’objet. L’assureur innove aussi en matière de cybersécurité pour le grand public

Une photo par iPhone de la montre à couvrir (évaluée à 1500 francs), une acceptation de la prime d’assurance (79 francs pour une couverture de trois ans contre les risques de destruction et de dégâts) ainsi que des conditions d’assurance et le tour est joué.

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«Le client reçoit la confirmation sur son portable dans les secondes qui suivent», indique Adrian Honegger, responsable de la stratégie et de la transformation numérique à la Bâloise. Il en apporte lui-même la preuve aux journalistes présents, jeudi à Bâle.

L’assureur veut ainsi démontrer que sa vision de rapidité, d’agilité et de simplicité de la couverture d’assurance à l’ère numérique commence à devenir une réalité.

Avec deux start-up allemandes

Cette nouvelle assurance de montre, disponible dès maintenant, est le fruit d’une coopération avec deux start-up allemandes. La hambourgeoise snapsure, créée en 2005 et dirigée par Enrico Bolloni, offre le logiciel de reconnaissance par photo. Et KASKO met à disposition les services informatiques nécessaires.

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Le logiciel est intelligent. Il apprend et reconnaît, au fur et à mesure des photos envoyées, un nombre croissant de montres. «Nous sommes fiers en tant que société bâloise, de lancer le jour de l’ouverture de Baselworld la première assurance de montres basée sur la reconnaissance photo», déclare Philipp Marty, responsable Management des produits choses/RC clients privés.

Cyber-assurance pour particuliers

La Bâloise lance par ailleurs la première cyber-assurance complète pour les particuliers. Les risques couverts par cette dernière sont l’utilisation abusive des données ou des cartes de crédit, l’infection d’un appareil électronique par un logiciel malveillant, la perte des données ou le cyber-mobbing. L’assureur répartit sa cyber-assurance en deux modules, Safe Pay pour la protection des moyens de paiement complète, et Safe Surf pour naviguer en sécurité sur le Web. «Nous avons constaté que nos clients se préoccupent de plus en plus de la sécurité sur Internet», explique Philipp Marty.

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La gestion de l’innovation du groupe comprend aussi bien la participation à l’incubateur F10, qu’un investissement dans des start-up à travers la société britannique Anthemis et la transformation de l’ensemble de l’organisation, assure Adrian Honegger. La transformation numérique de la Bâloise est regroupée sous le nom de «Simply Safe».

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