La Banque Cantonale de Genève (BCGe), qui vient de recevoir au mois de mai son deuxième certificat de qualité ISO 9001, va fermer quatre agences. Mais, comme l'a expliqué jeudi Michel Villien-Gros, directeur responsable du département «marché grand public» lors d'un point de presse organisé par la banque, cette fermeture est à mettre en parallèle avec la réorganisation du réseau d'agences de la BCGe. Ainsi, se sont les agences du Petit-Lancy, de Meyrin-Village, de Moillesulaz et de Servette qui fermeront leurs portes entre début juillet et fin octobre. Au 1er janvier 1994, date de la fusion entre la Caisse d'Epargne et la Banque Hypothécaire, le réseau d'agences de la BGCe était hétéroclite. Mais, avant de décider ce qu'il fallait en faire, une étude du réseau a été mise en route. Celle-ci a permis à la banque de se rendre compte que «globalement la couverture du territoire était bonne», note Michel Villien-Gros. Toutefois, certaines parties étaient délaissées d'où l'ouverture d'une agence à Plan-les-Ouates et la volonté pour la banque de s'installer d'ici au début de l'année prochaine dans le rayon de la gare Cornavin. En outre, tant aux Eaux-Vives qu'à Plainpalais, la banque a procédé à la réunification de deux agences.

Pour ce qui est des quatre agences, l'étude de rentabilité menée par la banque a notamment constaté que le stock de clientèle n'était pas assez grand pour justifier la mobilisation d'une vingtaine de personnes, au total, dans ces lieux. D'autant plus qu'à proximité il existe des agences. En parallèle, la BCGe va procéder à des mesures de compensation en renforçant en effectifs les agences proches de celles qui vont progressivement fermer leurs portes. Comme l'a précisé le directeur, ces fermetures se font sans licenciements. Du reste l'établissement bancaire est en recherche constante de personnel qualifié pour son réseau «retail». A la fin de cette année, la BCGe disposera ainsi de 27 agences, sans compter l'agence du Molard qui en raison des travaux de rénovation est, pour l'instant, fermée.

En effet, depuis la fin de l'année dernière, la banque a entrepris la rénovation de ses trois immeubles du Molard. Devisé à 50 millions de francs, le chantier respecte actuellement le timing qui lui était prévu, affirme Fritz Aeschbacher, directeur responsable du département logistique de la BCGe. Ce dernier, a d'ailleurs dû trouver en location des locaux suffisamment grands pour que la banque puisse accueillir la nouvelle équipe qui va commencer les affaires de trading en automne de cette année (voir Le Temps du 10 juin 1999). Il n'en demeure pas moins que la BCGe continue sur la voie qu'elle s'est tracée. Voulant diversifier ses sources de financement pour pouvoir être un soutien à l'économie cantonale ainsi qu'aux petites et moyennes entreprises, l'établissement bancaire a obtenu la certification ISO 9001 pour son département de gestion institutionnelle. Pour Marc Fues, président de la BCGe, cette distinction est la première étape vers la création d'un centre de compétence en gestion institutionnelle qui verra la combinaison des différents types de gestion déjà proposés par l'établissement bancaire cantonal. Il n'en demeure pas moins que, pour Fritz Aeschbacher, l'obtention du certificat permet de «s'assurer que l'orchestre joue la même partition». En outre, elle jette les bases «de la bonne exécution de la musique…»