Ces virages stratégiques qui se dessinent, ces initiatives qui changent les modèles d’affaires, ces enjeux qui appellent à l’innovation... Deux fois par mois, «Le Temps» s’intéresse à la vie des entreprises suisses telle qu’on ne la perçoit pas de prime abord.

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Credit Suisse se trouve face à un dilemme. Son premier trimestre n’aurait pas pu mieux le résumer. Sans sa banque d’investissement, ses résultats n’auraient pas pu être mirobolants. Sans sa banque d’investissement, elle n’aurait pas non plus encaissé une perte stratosphérique.

Rembobinons. En mars dernier, Credit Suisse annonce qu’elle vit un «très bon début d’année 2021». Elle est déjà empêtrée dans le scandale Greensill, mais n’empêche: le groupe a atteint «en janvier et en février son plus haut niveau de bénéfice avant impôts sur dix ans». La raison? Une activité particulièrement soutenue dans la banque d’investissement, la division qui regroupe plusieurs types d’activités liées aux marchés financiers, y compris le courtage ou les conseils aux entreprises ou gouvernements, notamment lors d’une entrée en bourse, d’une fusion ou d’émissions obligataires.