Les grandes banques publieront leurs résultats dès cette semaine, les américaines JP Morgan et Citigroup le 13 octobre, Goldman Sachs le lendemain, puis UBS le 20 octobre et Credit Suisse le 29 octobre. Les attentes des professionnels sont modestes, mais les problèmes structurels considérables. Est-ce une occasion d’achat? Les dividendes et les rachats d’actions vont-ils reprendre?

En bourse, les valeurs bancaires ont nettement reculé depuis le début de l’année, de 25% pour Credit Suisse et de 11% pour UBS. On pourrait croire que c’est Black Friday tous les jours pour les banques, par référence aux soldes de la fin novembre. Miroir de la méfiance des investisseurs, les actions des grandes banques se traitent très largement en dessous de leurs fonds propres. En effet, UBS se traite à 70% des fonds propres, Credit Suisse à 50%, Deutsche Bank à 26%, Société Générale à 17%. Le contraste est saisissant avec les autres branches. Nestlé se traite à six fois les fonds propres et Roche à sept fois. «La banque, c’est la sidérurgie du XXIe siècle», lance Eric Dor, directeur des études économiques IESEG, à l’Université de Lille.