La banque Hinduja se trouve au cœur d’un conflit opposant différents membres de la famille indienne du même nom à la tête d’un conglomérat international pesant entre 11 et 15 milliards de dollars, selon les estimations. Selon un jugement de la Haute Cour de Londres publié mardi, l’une des filles du patriarche du clan voudrait que la banque familiale revienne à son père, âgé de 84 ans et gravement malade. Les trois frères du patriarche s’y opposent, sur la base de la philosophie du groupe bâti par leur père au début du XXe siècle. Si la justice leur donne tort, la fille du patriarche hériterait de la banque genevoise au décès de son père.

«Everything belongs to everyone and nothing belongs to anyone.» Tout appartient à tout le monde et rien n’appartient à qui que ce soit: la devise de l’empire Hinduja risque de voler en éclats sous l’effet d’une procédure judiciaire en cours à Londres. Fondé à Bombay en 1914 puis basé en Iran jusqu’à son déplacement au Royaume-Uni en 1979, le groupe actif dans l’industrie, la santé ou la finance compte plus de 150 000 collaborateurs dans plus de 40 pays.