A l’issue d’une réunion de deux jours, le comité de politique monétaire de la BoJ a en outre décidé, sans surprise, de maintenir son taux directeur à 0,10%, niveau minimaliste auquel il se trouve depuis décembre 2008.

Le dispositif de prêts d’urgence avait été annoncé le 1er décembre, dans le but de provoquer une baisse des taux d’intérêt à long terme et, ce faisant, de faciliter la reprise économique au Japon et de combattre la déflation.

Il permet aux institutions financières d’obtenir auprès de la BoJ, contre un éventail de garanties relativement souple, des prêts à court terme (3 mois) au taux fixe de 0,10%. Initialement fixée à 10’000 milliards de yens, l’enveloppe totale a été portée mercredi à 20’000 milliards.

Ces prêts seront accordés deux fois par semaine, à hauteur de 800 milliards de yens (9,4 milliards de francs) par séance. Cette mesure a été adoptée par le comité à la majorité de cinq voix contre deux. Le maintien du taux directeur à 0,10% a été décidé à l’unanimité.

Même si l’économie japonaise donne des signes encourageants de redémarrage, «l’élan n’est pas encore suffisant pour permettre une reprise auto-entretenue de la demande privée», a expliqué la BoJ dans un communiqué. «Vaincre la déflation et revenir à un rythme soutenu de croissance dans un contexte de stabilité des prix est un défi crucial pour l’économie du Japon», a-t-elle affirmé.

Les prix à la consommation au Japon ne cessent de chuter depuis mars 2009 en raison, notamment, des capacités de production devenues largement excédentaires par rapport à une demande en chute libre pendant la crise mondiale.

La déflation, que le Japon a déjà connue entre 1997 et 2006 environ, est un phénomène pernicieux qui décourage l’investissement, ruine les espérances de bénéfices des entreprises et retarde les dépenses de consommation des ménages.