Banque Migros s'offre un résultat record pour son 50e exercice. En 2007, l'établissement, qui compte 750 000 clients à travers le pays (+4%), a vu son bénéfice net franchir pour la première fois la barre des 100 millions de francs (+6,9% à 101,1 millions). Le produit d'exploitation augmente de 3,4% à 563,2 millions et le bénéfice brut de 3,1% à 296,9 millions. Tous les segments progressent, à l'exception notable des opérations de négoce (-29,9%) en raison de l'évolution défavorable des marchés.

Le volume des prêts hypothécaires a crû de 6,2% à 22,9 milliards de francs. Harald Nedwed, président de la direction générale de Banque Migros, ne voit pas de raison de modifier le taux actuel de 3,125% appliqué aux hypothèques variables. L'occasion pour le président de rappeler que les marchés hypothécaires en Suisse et aux Etats-Unis n'ont rien de comparable. Indirectement, la crise des crédits hypothécaires à risque profite en partie à l'établissement. «On observe un afflux de nouveaux clients qui viennent chez nous à cause des problèmes des grandes banques. Nous ne pouvons toutefois pas quantifier ce mouvement», indique Harald Nedwed. Le nombre de mandats de gestion de fortune a augmenté de 8% à 2400 l'an dernier. Au total, la banque gère désormais 850 millions de francs. Ces services sont accessibles à partir d'une fortune de 250 000 francs.

Nyon plutôt que Verbier

Fort de ce succès, Banque Migros n'envisage pas de modifier son positionnement axé sur une clientèle qui privilégie «un bon rapport qualité/prix», selon Harald Nedwed, plutôt que le haut de gamme ou la clientèle offshore. C'est pourquoi la banque étoffera son réseau de filiales, «non pas à Verbier» mais d'abord dans des localités comme Nyon, Locarno et Schwyz.