Le Fédération des banques allemandes (BdB) a vertement critiqué lundi les taxes prévues ou imposées par le gouvernement au secteur, qui a atteint «son seuil-limite de tolérance» selon elle.

Les banques craignent que la politique fiscale allemande à leur égard «ne (leur) permette plus d’être compétitifs internationalement», écrit le BdB dans un communiqué, au ton inhabituellement vif.

Il pointe notamment un projet de taxe sur les bénéfices des banques ou de taxe sur les activités financières, ainsi que l’encadrement des règles sur les rémunérations des dirigeants.

«De bons profits sont nécessaires pour pouvoir créer du capital et financer la croissance de l’économie allemande», a-t-il argué. «Nous demandons aux politiques (...) de soutenir les banques allemandes», conclut la Fédération bancaire, présidée par le patron de Deutsche Bank, le Suisse Josef Ackermann.

Comme les autres pays occidentaux, l’Allemagne est venue au secours de ses banques pendant la crise financière, et les mesures fiscales et de contrôle supplémentaires que veut mettre en oeuvre la coalition de conservateurs (CDU-CSU) et de libéraux (FDP) au pouvoir doivent notamment permettre d’éviter que cela ne se reproduise.