Etude

Les banques de gestion de fortune ont réalisé des économies, reste à faire croître les revenus

UBS reste le premier gérant de fortune au monde, dans un classement dominé par les banques américaines. Les établissements chinois sont en progression

Les avoirs des grands acteurs de la gestion de fortune ont progressé de près de 4% en moyenne l’an dernier. Ces banques ont retrouvé en 2016 un ratio coûts/revenus moyen de 77,3%, qui repasse sous la barre des 80% pour la première fois depuis 2012, selon une étude du bureau de consultants Scorpio Partnership basée sur plus de 200 institutions. Elles ont réussi à diminuer leurs coûts en optimisant leurs processus, grâce aux nouvelles technologies. En revanche, elles peinent à augmenter leurs revenus, qui ont connu l’an dernier une hausse symbolique de 0,04% en moyenne.

Ces banques «subissent une pression sur les prix engendrée par les nouvelles réglementations, la tendance à la gestion passive et le mouvement vers des commissions plus basses lancé par les nouveaux entrants sur le marché», résume Caroline Burkart, directrice de l’institut ayant réalisé cette étude. Selon elle, l’augmentation des revenus constitue le défi numéro 1 pour l’avenir.

Cinq suisses dans le top 25

Dans un classement mondial dominé par les établissements américains (six d’entre eux figurent dans le top 10), UBS conserve sa place de leader et reste le seul établissement gérant plus de 2000 milliards de dollars (+6,36% sur un an). Les autres suisses sont classés 6e (Credit Suisse, 719 milliards de dollars d’avoirs, +7,64%), 11e (Julius Bär, 324 milliards, +12%), 14e (Pictet, 246 milliards, +5,9%) et 20e (Safra Sarasin, 208 milliards, +7,3%).

A noter également, la progression des banques chinoises, qui placent trois des leurs dans le top 25 mondial de la gestion de fortune (ces 25 établissements détiennent une part de marché cumulée de 63,2%). China Merchants Bank se distingue en ayant augmenté ses avoirs sous gestion de 400 milliards de yuans (58 milliards de francs) pour un total de plus de 1600 milliards de yuans, tandis que Bank of China intègre pour la première fois ce ranking en dépassant la barre des 1000 milliards de yuans sous gestion. La situation est plus difficile pour les établissements européens, qui ont dans l’ensemble subi un recul de leur masse sous gestion, après avoir opéré des restructurations ou décidé de se retirer de certains marchés.

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