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Image d’illustration du quartier des banques à Genève. La fusion de Mourgue d'Algue et de Gonet a été annoncée mardi matin.
© DENIS BALIBOUSE/Reuters

Gestion de fortune

Les banques Gonet & Cie et Mourgue d’Algue & Cie fusionnent

Les deux établissements genevois se rapprochent pour créer une entité qui gérera quelque 5 milliards de francs. D’autres rachats sont encore possibles

La consolidation se poursuit sur la place financière genevoise. Ce mardi, deux banques privées, Gonet & Cie et Mourgue d'Algue & Cie, ont annoncé leur fusion, afin «d’entamer une nouvelle phase de développement dans un environnement bancaire en pleine évolution», explique un communiqué.

Ces deux «ancêtres» de la place – Gonet a été créée en 1845 et Mourgue d'Algue en 1869 – géreront ensemble quelque 5 milliards de francs. La nouvelle entité née de la fusion portera le nom de Gonet et deux associés de Mourgue d'Algue, Pierre-André et Swana Mourgue d’Algue, seront intégrés à la direction.

«Acteurs proactifs de la place»

C’est Nicolas Gonet qui sera le directeur général de la banque qui offre un «service haut de gamme à la clientèle privée», répartie également entre les résidents suisses, européens et du reste du monde. Pour lui, «ce rapprochement s’inscrit idéalement dans notre dynamique de croissance qualitative et concrétise notre volonté de figurer parmi les acteurs proactifs de la place financière genevoise».

De fait, d’autres transactions seraient possibles: «La nouvelle entité affichera ainsi ses ambitions dans la consolidation en cours dans le secteur de la gestion de fortune en Suisse et sur la place financière genevoise en particulier», selon le communiqué. Nicolas Gonet précise néanmoins: «Dans un premier temps nous allons nous concentrer sur la réussite de cette fusion, ce qui n’empêche pas de rester attentifs à plus long terme à d’autres opportunités si elles ont du sens. La consolidation semble bien en marche, donc elles existeront.»

Emploi a priori stable

Gonet ne donne pas d’informations sur les montants de la transaction. La banque estime qu’il est encore trop tôt pour estimer les conséquences en termes d’emploi. «L’important est d’assurer la continuité vis-à-vis de la clientèle, donc tout sera fait dans cette optique», poursuit Nicolas Gonet, qui juge qu’il y a peu de doublons parmi les 100 collaborateurs que comptent les deux établissements à Genève. «A la fin du processus d’intégration, il devrait y avoir peu de variations par rapport à ce nombre», conclut-il.

Les fusions se succèdent

De nombreuses fusions et acquisitions ont marqué la place financière suisse ces dernières années. Taux d’intérêt négatifs, franc fort, fin du secret bancaire, hausse de la réglementation, les pressions sur les marges des banques se sont multipliées, poussant certains acteurs à se regrouper, à vendre ou à profiter d’opportunités pour grandir.

Ces deux entités figuraient aussi parmi les derniers banquiers privés de la place. Gonet a renoncé à ce statut juridique, adoptant la forme de société anonyme en 2016, tandis que Mourgue d'Algue, en tant que société, sera absorbée par la fusion. Elle était l’avant-dernière banque à être restée une société en commandite à Genève, forme qu’avaient également Pictet ou Lombard Odier avant d’en changer. Il ne reste plus que Bordier & Cie.

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