Les banques ont largement profité de la nervosité des bourses, ainsi qu’en témoignent les résultats déjà présentés par Julius Baer et UBS. Les commissions générées par l’augmentation de l’activité de négoce se sont nettement accrues. Mais les clients ont-ils aussi été à la fête?

Les épargnants sont avant tout «averses au risque». Le client qui gagne légèrement moins que l’indice lors d’une année haussière, comme en 2019, n’en veut guère à son banquier puisqu’il accroît tout de même sa fortune. «Il en va autrement cette année», déclare Patrick Müller, directeur du conseiller indépendant Zwei Wealth. Les portefeuilles des investisseurs ont en général davantage perdu que les indices, selon l’institut zurichois.