A Genève, la place financière apporte 12% du PIB cantonal et une part non négligeable des rentrées fiscales. Pour les 104 banques présentes au bout du Léman, une acceptation de la réforme fiscale dite RFFA signifierait qu’elles paieraient moins d’impôts, estime Xavier Oberson, professeur à l’université et avocat: «Leur taux d’imposition sera plus bas, puisqu’il passera d’environ 23,5% actuellement à 13,99%. Les banques ne bénéficient pas des statuts spéciaux que la réforme fiscale vise à supprimer. Seules les entreprises qui ont un statut spécial verront leurs impôts augmenter.»

En parallèle, les banques disposeront de peu de possibilités d’allègement d’impôts en cas d’acceptation de la «loi relative à la réforme fiscale et au financement de l’AVS», l’appellation officielle de la réforme fiscale, abrégée sous l’acronyme RFFA. «La patent box, qui permet une imposition réduite des bénéfices provenant de brevets, ne vise pas spécialement les banques, la déduction accrue des frais de recherche & développement non plus», poursuit le spécialiste en fiscalité.