En matière d’activité économique durable, il est le plus souvent question du «E» parmi les critères ESG. La dimension Environnementale est la plus compréhensible: on évalue relativement vite si une entreprise détruit l’écosystème. Le «G» – pour la Gouvernance – est également largement utilisé par la finance durable, afin d’évaluer le fonctionnement d’une entreprise. Avec le paradoxe que de grands groupes actifs dans des secteurs nocifs pour l’environnement (énergies fossiles par exemple) peuvent être très bien notés pour leur gouvernance, car leur structure peut se révéler solide et égalitaire.

Deux chercheurs australiens se sont récemment penchés sur le parent pauvre de l’ESG, le «S»: les conséquences Sociales de l’activité économique. Plus précisément, Kym Sheehan et David Kinley, de la Faculté de droit de l’Université de Sydney, ont voulu évaluer dans quelle mesure les banques, assurances et gérants d’actifs respectent les droits élémentaires de leurs clients, employés et fournisseurs.