Les raisonnements juridiques sont complexes. Mais la stratégie est simple: contester, mettre la pression, pousser à la faute, pour faire en sorte que les procédures se prolongent, voire périclitent, en évitant si possible un jugement sur le fond. Depuis que le Ministère public de la Confédération (MPC) a enclenché, en 2018, la «troisième phase» de l’affaire Petrobras, nom d’un gigantesque scandale de corruption survenu au Brésil et impliquant des dizaines de banques suisses, les établissements poursuivis multiplient les recours. Le dernier en date a été tranché en octobre.