bilan

Les banques suisses ont vu leurs bénéfices augmenter en 2013

Les avoirs sous gestion ont augmenté de 6,7% en 2013, pour atteindre 5167 milliards. Cela correspond à une hausse de 32% en 10 ans

Place financière: santé retrouvée

Bilan Les avoirs sous gestion des banques ont augmenté de 6,7%

La Suisse reste la place de gestion de fortune la plus importante au monde. Un peu plus d’un quart des actifs transfrontaliers (26%) lui sont confiés, selon l’Association suisse des banquiers (ASB), qui présentait jeudi à Zurich son Baromètre bancaire 2014. Et, pour le lobby, cette domination va continuer, au moins à moyen terme. Au-delà, cette position pourrait être bousculée par Singapour et Hongkong, qui bénéficient d’une localisation proche des régions les plus dynamiques, a ajouté l’ASB.

En 2013, les banques suisses ont vu leurs masses sous gestion continuer de progresser. Sur l’année, 340 milliards de francs se sont ajoutés, portant le total à 5167 milliards, soit une hausse de 6,7%, selon des chiffres empruntés à la Banque nationale. Cette progression s’explique par la bonne tenue des marchés financiers et l’afflux de capitaux provenant des pays émergents, en particulier l’Amérique latine et l’Europe de l’Est. Ces régions ont compensé le déclin des fonds d’origine européenne. Pour cette année, le sondage indique que ces tendances devraient continuer.

Les banques n’ont pas retrouvé le sommet de 2007, mais l’évolution depuis 2004 montre une hausse de 32%. Les actifs de clients étrangers comptent pour un peu plus de la moitié du total.

Les résultats des banques ont également augmenté en 2013, après deux années de stagnation. Avec une hausse de 3,1%, les 283 établissements suisses – soit 14 de moins qu’en 2012 – ont généré un profit combiné de 60,8 milliards grâce à une progression des résultats d’opérations d’intérêt et des commissions. Le bénéfice net est passé de 186 millions à 10,5 milliards en grande partie grâce au retour des deux grandes banques dans les chiffres noirs. Cela a conduit à une hausse de 25% des impôts payés par le secteur, qui atteignent 1,93 milliard.

2,7% de chômage bancaire

Par contre, pour 2014, les banques tablent plutôt sur une baisse des bénéfices, en raison des taux d’intérêt toujours bas et des exigences réglementaires. L’exercice 2013 a aussi été marqué par l’entrée dans les statistiques de PostFinance, qui a obtenu sa licence bancaire. Cette inclusion a notamment eu un effet sur les chiffres de l’emploi. Ils montrent une hausse de 579 postes, sur un total de 105 735. Sans son apport, leur nombre aurait reculé de 2840 unités. Les rémunérations ont, elles, reculé de 1,5 milliard. Quant aux perspectives, les banques en général évoquent une légère hausse de l’emploi en 2014. Le taux de chômage du secteur, à 2,7%, reste inférieur à la moyenne nationale, de 3,2%.

Du côté des hypothèques, la dynamique a ralenti, selon l’ASB. En hausse de 4,2%, elles ont atteint 896,8 milliards.

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