Les vingt principaux pays développés et émergents (G20) réunis à Pittsburgh espèrent trouver un accord visant à durcir les normes de capitaux propres que les institutions financières doivent respecter, dans l’espoir de limiter leur appétit pour des opérations hautement spéculatives à l’avenir.

Les pays européens appellent à la mise en oeuvre de l’accord de Bâle II, signé en 2004, déjà en vigueur dans l’Union européenne mais qui ne devrait pas l’être avant 2011 aux Etats-Unis. Son principe est de contraindre les banques à détenir des fonds propres équivalant à 8% de leur base d’actifs.

Guido Ravoet de la Fédération européenne des banques (EBF) a estimé vendredi à Bruxelles que de nouvelles mesures sur les capitaux propres des établissement bancaires devraient être «mises en attente jusqu’à la certitude de la reprise économique».

Il a souhaité que les gouvernements attendent pour agir la publication, prévue l’an prochain, du rapport du Comité de Bâle.

Le représentant de l’EBF a fait valoir que la pression publique pour réguler le secteur pourrait finir par porter atteinte à la propension des banques à prêter aux entreprises et aux ménages et entraver la croissance.

M. Ravoet a assuré que le secteur avait «retenu les leçons» de la crise économique de l’an passé et s’était «débarrassé des instruments financiers qui ont causé la crise financière».

«Nous travaillons très dur pour rétablir la confiance - nous savons que la confiance a été perdue en raison de la crise», a-t-il dit. «Mais, a-t-il ajouté, nous devons d’abord évaluer l’impact de l’ensemble des différentes propositions de réglementation sur l’économie réelle».

En avril, le Conseil de stabilité financière (FSB), chargé par le G20 de réfléchir à l’harmonisation des réglementations financières, avait affirmé que les banques devaient constituer plus de réserves lors des périodes favorables.