«Performance sans précédent», «engagement sans faille», même «exceptionnel», «aux côtés de leurs clients à tout moment». La conférence de presse annuelle de l’Association suisse des banquiers (ASB) mardi à Zurich a été l’occasion d’une leçon d’auto-congratulation rare pour un secteur qui, ces dix dernières années, avait plutôt dû faire profil bas.

Oubliées, les affaires d’évasion ou de fraude fiscales, les filatures de banquiers ou les scandales de manipulation du Libor. La crise sanitaire et la participation des établissements pour soutenir l’économie mise à l’arrêt pendant le confinement ont permis de dépeindre un tout autre portrait de la finance suisse. Président du lobby, Herbert Scheidt a consacré une partie non négligeable de son allocution à saluer le rôle des banques, qui «ont fourni une aide directe, rapide et non bureaucratique à de nombreuses entreprises en mettant des liquidités à leur disposition», via le programme de crédits covid aux PME. «On l’a vu une fois de plus: elles constituent un pilier stable du système économique – un pilier particulièrement précieux en temps de crise. Elles sont et resteront dignes de la confiance de leurs clients», a-t-il continué.