Le baril américain de West Texas Intermediate (WTI) – un brut de référence aux Etats-Unis – a dépassé, lundi, la barre des 60 dollars (49,45 euros) qui n'avait plus été franchie en séance depuis le 20 février 2020, aux prémices de la pandémie de Covid-19, une hausse due aux inquiétudes actuelles quant à l'offre.

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Au moment où le Texas est en proie à une vague de froid qui pourrait selon les investisseurs peser sur la production, le baril de WTI pour livraison en mars grimpait lundi de 2,19% à 60,77 dollars (50 euros) dans les échanges électroniques en Asie.

Le brut est orienté à la hausse depuis plusieurs mois du fait d'un regain d'optimisme quant aux perspectives pour l'économie mondiale, de l'espoir suscité par le vaste plan de relance américain, de la conviction selon laquelle le ralentissement du rythme des infections et le lancement des campagnes de vaccination permettront de renouer avec une forme de normalité, et donc d'encourager la demande.

Le Covid, facteur dominant

La semaine dernière, le Brent avait déjà franchi la barre des 60 dollars. Les deux contrats ont pris 20% depuis le début de l'année.

L'annonce saoudienne, le mois dernier, d'une baisse de la production en février et mars a également soutenu les cours.

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Très récemment, le prix du WTI a aussi été dopé par les prévisions faisant état d'une possible baisse de la production au Texas du fait de la vague de froid qui a mis certains puits à l'arrêt, provoqué des coupures de courant et perturbé les transports.

«La vague de froid, les réductions saoudiennes supplémentaires, les promesses du plan de relance américain ont toutes un effet», a déclaré Vandana Hari, de Vanda Insights à Singapour. «Mais le facteur le plus important, sur lequel les sceptiques ont fermé les yeux, c'est que le Covid est en train de refluer sur la planète, et ce depuis plus de quatre semaines déjà.»