A Lausanne, le suspense était censé durer plusieurs semaines. Cela n’aura été finalement l’affaire que de quelques jours, avant de connaître le verdict: sur les quelque 120 emplois que compte le siège suisse de BAT, seulement six postes seront supprimés.

Le 12 septembre dernier, British American Tobacco (BAT) annonçait un grand programme de restructuration. Un plan conçu par le nouveau directeur général du groupe, Jack Bowles, et qui devrait, d’ici à janvier prochain, entraîner la suppression de 2300 emplois au niveau mondial.

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L’idée, c’est d’alléger la structure hiérarchique et de simplifier l’organisation tentaculaire d’une multinationale qui compte quelque 55 000 salariés disséminés dans 48 pays à travers le monde. Dans son communiqué de septembre, le groupe évoquait une réduction de 20% des postes à responsabilités. Ce sont donc surtout les fonctions de cadres et de décideurs qui sont menacées. Au Royaume-Uni, où se trouvent près de 2500 salariés, le siège de Londres devrait être particulièrement touché par ces mesures.

Boncourt s’en sort indemne

A Lausanne, dans les bureaux de BAT Suisse, les dégâts sur l’emploi ont donc été minimisés. Grâce à des transferts internes, à des départs non remplacés ainsi qu’à un départ à la retraite anticipé, précise le porte-parole de l’entité helvétique. «La direction est rapidement entrée en consultation avec les employés et l’office de l’emploi, des solutions pragmatiques ont pu être trouvées», avance-t-il également.

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Les 250 employés de Boncourt, où sont notamment fabriquées les cigarettes Parisienne, ne sont eux pas concernés par la restructuration. Mais le site avait déjà réduit ses effectifs, au cours des dernières années. En 2014, 320 personnes y travaillaient.