Ce fut d’abord une réaction logique, habituelle. En mars dernier, lorsque le monde prenait conscience de la gravité de la situation sanitaire, les marchés des capitaux se tendaient. Reflet de cette nervosité, les banques et institutions financières, anticipant une possible crise, se montraient plus méfiantes entre elles. Et exigeaient donc un peu plus de rémunération pour prêter à leurs semblables. En résumé, les taux interbancaires étaient montés.

Pour compenser cette hausse des coûts de refinancement, les banques avaient, de l’autre côté de leur bilan, légèrement remonté leurs taux hypothécaires. Avec une échéance à dix ans, le taux moyen était alors passé d’environ 1 à 1,20%. Mais ce réflexe mécanique n’aura pas duré longtemps. A 1,06%, les taux (à dix ans) ont presque retrouvé leur précédent plancher. Et «la deuxième vague n’a eu aucun effet», observe Frédéric Papp, l’expert financier du site comparatif Comparis.