Le creux de l’été est trompeur. La tension est élevée, à l’approche de la réunion de la Banque centrale européenne (BCE). Elle se réunit jeudi pour la première fois depuis qu’elle a annoncé, au début du mois, sa nouvelle approche pour l’inflation.

Au lieu d’un objectif «inférieur à, mais proche de 2%», il est désormais fixé de manière «symétrique» au taux de 2%. Concrètement, cela lui laisse la latitude de laisser le rythme de hausse des prix dépasser 2%. «Cela permet à la BCE de prolonger sa politique exceptionnellement accommodante», traduit Eric Dor, directeur des études économiques à l’Institut d’économie scientifique et de gestion de Lille.