Tout autant que le Père Noël. C’est ainsi que la cheffe économiste de la banque allemande KfW, Fritzi Köhler-Geib, a illustré l’attente qui régnait ces derniers jours avant la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE)

Sans bonnet ni costume rouge, sa présidente Christine Lagarde est apparue en début d’après-midi ce jeudi, pour la désormais traditionnelle conférence en ligne qui succède aux annonces de la BCE. Un institut qui, début octobre déjà, alors que la deuxième vague prenait de l’ampleur, avait alimenté les spéculations sur une augmentation de son action de soutien, en utilisant le terme de «recalibrage». «Nous avions tous prévu qu’il y aurait une deuxième vague, mais sa profondeur et sa durée, ainsi que l’ampleur des mesures de confinement, n’ont pas été anticipées à leur juste niveau», a reconnu Christine Lagarde.