Prix

La BCGE, figure d’exemple face à la mixité

L’établissement bancaire genevois a obtenu le prix 2017 octroyé par le Cercle suisse des administratrices. La BCG compte plus de 30% de femmes dans son conseil d’administration

Pour la troisième année consécutive, le Cercle suisse des administratrices (CSDA) a remis son prix récompensant une entreprise dont le conseil d’administration compte au minimum 25% de femmes et qui adopte une politique en faveur de leur représentation dans les postes de cadres et dirigeants. Le prix 2017 a été attribué lundi à Lausanne à la Banque Cantonale de Genève (BCGE).

Les études tendent à montrer qu’une mixité en général et une présence accrue de femmes dans les conseils ont des conséquences positives

«La BCGE s’illustre à la fois par une part importante de femmes dans son conseil d’administration mais aussi au sein de sa direction», a expliqué Marianne Aerni, présidente du Cercle suisse des administratrices. La BCGE compte quatre femmes sur onze membres au sein de son conseil d’administration. Son président, Gilbert Probst, a noté que l’établissement bancaire genevois cherchait depuis plusieurs années à promouvoir la mixité dans les différentes strates de la hiérarchie, sans y être contraint.

Fin 2016, les femmes occupaient 40% des postes de cadres et 27% des postes de direction. «Les études tendent à montrer qu’une mixité en général et une présence accrue de femmes dans les conseils ont des conséquences positives, notamment une prise de décision plus ciblée et plus stratégique, une communication qui s’améliore et moins de conflits», a-t-il souligné.

Congé parental de deux ans

Parallèlement, la BCGE offre la possibilité d’obtenir un congé parental de deux ans, pour les employés hommes ou femmes, une mesure qui a également séduit le jury. Enfin, «la BCGE possède aussi une charte de responsabilité sociale et environnementale favorable à ses employés et procède à un référencement systématique des salaires tous les deux ans, en garantissant l’égalité», peut-on lire dans un communiqué de presse du CSDA.

«La proportion de femmes dans les conseils d’administration progresse très lentement en Suisse, bien que nombre d’entre elles aient les compétences et la volonté d’intégrer les conseils. Il devient donc impératif lorsqu’un poste est à repourvoir et que la parité n’est pas atteinte de choisir une femme aux compétences avérées pour l’occuper», rappelle Marianne Aerni.

Publicité