La BCGE (Banque Cantonale de Genève) se recentre sur ses métiers de base: la banque commerciale et, dans une moindre mesure, la gestion de fortune (lire Le Temps des 13 et 16 décembre). Dans ce contexte, ses immobilisations financières peuvent paraître obsolètes.

Parmi ces sociétés, certaines sont dans les chiffres noirs, d'autres dans le rouge (lire ci-dessous).

La plupart d'entre elles sont héritées du passé. La BCGE s'est retrouvée pratiquement contrainte, en le rachetant au promoteur en difficulté Nessim Gaon, de reprendre le groupe industriel Sécheron (500 collaborateurs, dont 300 en Suisse), alors que sa vocation n'est pas de diriger une entreprise liée à un secteur complexe, celui de l'industrie ferroviaire.

La banque a sauvé Sécheron pour éviter «que la société parte à la casse», résume crûment un des responsables de la BCGE. Président du conseil d'administration de la banque genevoise, Jacques Perrot confirme la volonté de la BCGE de vendre, à terme, ses participations. «Dans l'avenir, notre stratégie ne consiste pas à faire du capital-risque», résume le Genevois. La banque va s'appliquer à rechercher des partenaires pour reprendre ces participations, et à favoriser des opérations de MBO (management by out).

Dans le cadre de l'assainissement du groupe JS Holding, animé par l'homme d'affaires bernois Jürg Stäubli, des sociétés de la holding ont été parquées au sein d'une entité chargée de les valoriser: Varilor SA. Cette opaque société fribourgeoise a notamment hérité du groupe vaudois de sports et loisirs LET holding, ainsi que du commerçant en papiers Papival Holding. Cette société valaisanne a été rachetée en juin dernier à Varilor, pour un montant non divulgué, par un groupe d'investisseurs valaisans. En 1996, ses ventes se seraient élevées à environ 14 millions de francs et son bénéfice à environ un million. Aujourd'hui, Papival a tiré un trait sur son passé tumultueux. Selon son directeur général, Remo Sargenti, «la société a réalisé en 2000 un chiffre d'affaires de 15 millions de francs». Papival, basé à Sion, est rentable et occupe 25 collaborateurs.

Selon nos informations, Varilor ne détient désormais aucune participation importante. La société est-elle en voie de liquidation? «Je ne vous dirai rien», déclare d'un ton glacial Jean-Pierre Rivara, seul administrateur de Varilor.