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Un bâtiment de la BCV à Lausanne.
© Atsuyuki SHIMADA

Banques

La BCV a connu un premier semestre en demi-teinte

L'établissement a reculé dans les crédits et enregistré une modeste hausse dans les affaires de gestion, avec de bonnes entrées nettes d'argent

L'évolution des activités de la Banque cantonale vaudoise (BCV) s'est révélée contrastée au premier semestre. Les recettes de l'établissement ont cédé 1% sur un an pour s'inscrire à 492,9 millions de francs, indique la BCV jeudi. Dans le détail, le résultat net des opérations d'intérêts s'est inscrit à 243,0 millions, ce qui représente un recul de 2%.

Les activités de gestion font légèrement mieux, avec un produit de 159,4 millions, relevé de 1%. Par rapport à fin décembre, la masse sous gestion a crû de 2% à 87,9 milliards de francs, grâce à une collecte de fonds fructueuse.

Concentration sur le marché suisse

Les afflux nets d'argent ont atteint 1,8 milliard, une progression due au bon développement de la clientèle privée, des PME et des clients institutionnels. Les entrées sont exclusivement domestiques (+1,98 milliard), la banque ayant subi un reflux de 174 millions de la clientèle transfrontalière. Cette évolution est conforme à la stratégie de la banque visant à se concentrer sur le marché suisse.

Relire l'interiew de Jacques de Watteville, président de la BCV: «Pour les banquiers, toutes les nouvelles technologies sont un sujet»

Le produit des opérations de négoce s'est replié de 5% à 65,2 millions de francs. L'établissement constate une baisse de l'activité qui se situe toujours «à un bon niveau». Les participations détenues par la BCV ont permis une envolée (+14%) des autres résultats ordinaires, à 25,3 millions.

Bénéfice amélioré par la vente d'un bien immobilier

La banque a néanmoins allégé les dépenses en comparaison annuelle. Elles se sont fixées à 254,4 millions de francs. Le résultat opérationnel s'est étiolé de 2% à 199,8 millions. Le ratio coûts/revenus, baromètre de la rentabilité, est resté stable à 58% sur les six premiers mois de l'année.

Le bénéfice net s'est envolé de 15% à 187,6 millions. Cette performance s'explique par la cession d'un bien immobilier non nécessaire à l'activité bancaire, précise le communiqué.

La BCV a dépassé les attentes du consensus AWP en matière de dépenses, mais a déçu celles de recettes et de résultat opérationnel. Le bénéfice net est dans la cible.

La croissance «modérée» va se poursuivre

Les créances hypothécaires de la banque ont grappillé 1% sur six mois à 25,71 milliards de francs. Les dépôts clientèle ont gonflé de 2% à 31,03 milliards. La somme du bilan s'élevait à fin juin à 45,86 milliards (+1%). Par rapport à fin décembre, le ratio de fonds propres durs s'est péjoré de 0,7 point de pourcentage, à 16,4%.

Le groupe s'attend à un résultat d'exploitation et un bénéfice net s'inscrivant dans la continuité des années précédentes, à condition que la situation économique et l'évolution des marchés ne se détériore pas, explique la BCV.

La croissance «modérée» des volumes d'affaires devrait se poursuivre, tandis que les perspectives pour les recettes sont «faibles» en raison de la persistance des taux d'intérêt bas.

Dans sa documentation, la banque confirme l'objectif de dividende entre 32 et 37 francs par action. Elle prévoit néanmoins à l'avenir une distribution à hauteur de 34 à 38 francs par titre. Au titre de 2017, la BCV avait versé un dividende de 33 francs.

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